Agen : la crainte des élèves de l'Airways College après la liquidation de l'école


30 avril 2021

De nombreux élèves de l'Airways Collège craignent désormais pour leur avenir. Le tribunal de commerce d'Agen a prononcé ce jeudi après-midi la liquidation judiciaire de cette école privée basée à Estillac (Lot-et-Garonne) et formant de futurs pilotes de lignes aériennes. Au total, 17 millions d'euros de dettes pesaient sur cet établissement créé il y a 30 ans et qui compte trois autres sites en France (Melun, Cholet et Nîmes). Désormais, 217 élèves en formation théorique et pratique dans cette école se retrouvent sur le carreau avec un cursus inachevé, sans compter les près de 400 autres élèves qui suivaient une formation théorique à distance. Aujourd'hui, bon nombre d'entre eux dénoncent la mauvaise gestion financière de l'établissement de la part de sa direction depuis plusieurs années. Ils s'inquiètent pour leur avenir notamment financier. Pour alerter sur cette situation, 138 étudiants ont interpellé le ministre chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebarri, via une lettre ouverte. Parmi eux se trouve Élodie Saudrais, élève à l'Airways College :

70 à 120.000 euros empruntés pour payer les frais de scolarité

« C'est une situation qui est vraiment catastrophique pour nous. On se retrouve en fait pour la plupart avec un prêt bancaire allant de 70.000 à 120.000 euros qui correspond aux frais élevés de scolarité. Cela s'explique notamment par les heures de vol qui coûtent très cher, et un coût élevé de l'inscription. De nombreux étudiants sortent tout juste du bac.

Humainement, c'est donc une catastrophe puisque nous sommes plus de 200 à avoir un prêt phénoménal sur le dos sans les qualifications qui nous permettraient de pouvoir travailler. Pour la plupart, ce sera le retour vers un emploi précaire qui permettrait à la rigueur de rembourser tout juste leur emprunt bancaire. »

Les signataires de la lettre en appellent à l'intervention du ministre dans ce dossier. Ils demandent également un soutien de plusieurs instances comme la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) ou l'APNA (Association des professionnels navigants de l'aviation). Les étudiants craignent de devoir payer, en plus de la première école, une second établissement si ils veulent pouvoir mener à terme leur formation, et ainsi devenir un jour pilote de ligne. Les éventuels repreneurs intéressés par l'établissement ont jusqu'au 1er juin prochain pour se déclarer auprès du tribunal de commerce d'Agen.

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F.P.

Crédit photo : Google StreetView

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