Un cas de DNC a été détecté ces dernières heures dans un élevage bovin de l’Ariège. Une zone réglementée est instaurée dans un périmètre de cinquante kilomètres autour de l’exploitation, s’étendant de l’Ariège jusqu’aux portes du Gers. Face à une menace qui se rapproche, le président de la Chambre d’agriculture du Gers appelle l’État à vacciner « la totalité du cheptel gersois » en prévention.
C’est la crainte de tous les éleveurs bovins français : la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Depuis le 29 juin, 108 foyers ont été recensés dans plusieurs départements, dont certains en Occitanie. Un premier cas vient d’être confirmé ces dernières heures dans l’ex-région Midi-Pyrénées : en Ariège. Ce cas devrait entraîner, dans les prochaines heures, l’abattage du cheptel par les services vétérinaires de l’État. Le gouvernement a en effet décidé, pour éradiquer la maladie, de procéder au « dépeuplement de l’ensemble des bovins dans les foyers afin de stopper la circulation du virus ». Une stratégie vivement contestée ces dernières semaines par plusieurs syndicats agricoles, à l’origine de fortes mobilisations.
Ce foyer ariégeois entraîne la mise en place d’une zone réglementée dans un rayon de 50 kilomètres, qui impose la vaccination obligatoire des bovins concernés ainsi qu’une limitation stricte des mouvements d’animaux. Si le Gers se trouve en limite de cette zone, le président de la Chambre d’agriculture, Lionel Candelon — opposé de longue date à la stratégie d’abattage systématique — exhorte les services de l'Etat à agir : il demande "à faire vacciner la totalité du cheptel gersois avant qu’il ne soit trop tard". Le syndicat agricole de la Coordination rurale, devenu majoritaire en début d’année à la Chambre d'agriculture du Gers, recommande à tous les éleveurs de faire vacciner leur troupeau au plus vite. « En cas de propagation dans le Gers et d’abattage total, nous aviserons de la conduite à tenir. L’urgence est de vacciner les troupeaux et de faire circuler l’information », déclare Jérôme Courrèges, président de la CR 32, dans un communiqué de presse.
E.R