Simulation d'explosion à Agen : Bilan de l'exercice de sécurité civile

25 novembre 2021 à 14h39

Un exercice de sécurité civile simulant une explosion avec diffusion de produits chimiques avait lieu au sein de la gare d'Agen, mardi. Il a mobilisé une quinzaine de services notamment de l'Etat, des collectivités, de secours, et impliqué pas moins de 230 participants. Retour « à chaud » sur cet exercice d'ampleur qu'il est nécessaire de mettre en place régulièrement, selon Jean-Philippe Dargent, directeur de cabinet à la Préfecture de Lot-et-Garonne. Entretien.

Quel était l'objectif de cet exercice ?

Ce que l'on a testé répondait à deux types d'événements : d'une part un événement qui fait de nombreuses victimes, et donc impliquer une chaîne particulière de prise en charge des victimes et de relation avec les structures de soin. Il a permis de tester pour l'ensemble de ces services la capacité à répondre et à organiser une réponse à tout événement majeur. On a testé aussi un plan relatif à la diffusion de produits chimiques, en l’occurrence c'est un obus qui a explosé avec un gaz et qui avait nécessité la prise en charge d'une quarantaine de personnes au sein de la gare.

Qu'avez-vous pu apprécier au niveau de la réaction des différents acteurs pendant cet exercice ?

La culture de la gestion de crise est localement bien partagée par tous les acteurs, et cet exercice l'a démontré. Les axes d'amélioration sont essentiellement techniques comme sur tout dispositif qui nécessite un usage régulier, notamment des outils informatiques qu'il faut savoir bien maîtriser. Les axes d’amélioration donc de professionnalisation sur des outils et permettre un accompagnement aux personnes qui arrivent dans ces services de gestion de crise. Il y a toujours à la fois un retour à chaud puis un retour à froid entre 4 à 8 semaines suivant l'exercice. Donc le bilan définitif sera partagé dans quelques semaines.

Concrètement, comment se déroule l'exercice ?

Il y avait aussi en préfecture un centre opérationnel départemental qui a été activé, donc il s'agit de la cellule de crise qui, sous l'autorité du préfet, permet d'avoir toutes les informations utiles pour prendre toutes les bonnes décisions. La mairie d'Agen avait aussi activé un poste de commandement.

Ce type de test doit être régulièrement mis en place ?

Pour l'ensemble des services il est important de se préparer à tout type de menace, ce type de test a valeur d’entraînement. C'est en quelque sorte comme un sportif, pour une épreuve il y a beaucoup de mois d’entraînement. En matière de gestion de crise c'est pareil : il faut être prêt lorsque la crise arrive. Là, on a pu mobiliser autant de partenaires sur une longue durée. Du fait de la crise sanitaire, cela faisait deux ans que nous n'avions pas pu réaliser de tels exercices sur Agen.

N.B.

Crédit photo : Préfécture de Lot-et-Garonne.

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