Barbotan-les-Thermes : le faux braquage de l’agence postale élucidé après plusieurs mois d’enquête

22 juillet 2026 - 18:28

Une employée de mairie de Cazaubon avait affirmé avoir été victime d’un vol à main armée en février dernier, avec la disparition de près de 26 000 euros. Les investigations des gendarmes ont finalement révélé un scénario entièrement inventé.

L'arroseur arrosé. Cette affaire, dont le scénario avait de quoi donner quelques frissons dans le dos, démarre 16 février dernier. Les gendarmes sont appelés en urgence à l’agence postale de Barbotan-les-Thermes, dans le département du Gers. En début de matinée, une employée de mairie de Cazaubon, affectée au fonctionnement de l’agence, affirme avoir été victime d’un braquage à main armée. Selon son récit, un individu armé l’aurait contrainte à remettre le contenu du coffre, soit près de 26 000 euros en espèces. Dans ses explications, elle assure ne pas avoir pu voir le visage de son agresseur, qui lui aurait demandé de déposer à l’extérieur un sac contenant les billets. Face à la gravité des faits, les militaires de la brigade d’Eauze interviennent sur place et procèdent aux premières constatations. La brigade de recherches d’Auch ainsi que les techniciens en identification criminelle sont ensuite mobilisés pour mener les investigations.

Des mois d'enquête pour un braqueur imaginaire

Les enquêteurs multiplient les vérifications : analyse des images de vidéosurveillance, auditions de témoins, recherches bancaires et exploitation de différents éléments recueillis sur le terrain. Au fil de l’enquête, plusieurs incohérences apparaissent entre les déclarations de l’employée et les éléments matériels. Après plusieurs mois d’investigations, les soupçons des gendarmes se confirment. Ce mardi, l’employée est placée en garde à vue pour vol par une personne chargée d’une mission de service public et dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ayant entraîné des recherches inutiles. Dans un premier temps, elle nie les faits avant d’être confrontée aux éléments réunis par les enquêteurs. Elle finit par reconnaître avoir imaginé de toutes pièces le braquage et avoir créé un faux scénario d’agression. Quid de l'argent volé? Les informations communiquées par la gendarmerie du Gers, ne l'évoque pas. 

La suite de cette affaire sera examinée par le tribunal judiciaire d’Auch en décembre prochain, qui devra se prononcer sur sa responsabilité pénale.

Rédaction

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