C'en n'est pas fini pour certains éleveurs bigourdans qui dans 26 communes des Hautes-Pyrénées ne peuvent encore pas déplacer leurs bovins. Les mesures de prévention établies alors qu'un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté le 28 février en Espagne, dans un élevage non vacciné sur la province de Huesca. Le point avec le président de la Chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées, Christian Fourcade.
Un cas de DNC a été détecté dans un élevage en Espagne, il s'agissait d'un élevage non vacciné, c'est bien ça ?
Tous les élevages autour étaient vaccinés, cet élevage a refusé la vaccination. Se pose le problème de tous ces éleveurs, les animaux, eux, n'y sont pour rien. On en a eu sur le département et ça a été réglé de par la volonté forte du préfet en particulier et de l'Etat de passer outre ces gens qui par idéologie ne veulent pas vacciner. Ils ont été obligés de vacciner. Là c'est l’État qui a, ou le courage, ou pas, d'agir contre ces éleveurs.
Que conseillez-vous aux éleveurs pour éviter la propagation de la maladie en France ?
La quasi-totalité des transports de la maladie se font par le déplacement d'animaux. En tout cas, les moustiques ne font pas cinquante bornes, scientifiquement ce n'est pas possible. Donc c'est une action humaine qui a provoqué ça, l'action de commerçants ou d'agriculteurs sur des déplacements d'animaux dangereux. Il ne faut pas transporter les animaux n'importe comment ni de n'importe où.
Quelles mesures sont en vigueur pour les 26 communes des Hautes-Pyrénées placées en zone de surveillance ?
Les communes sont en surveillance de par la réglementation européenne qui régit cette maladie. C'est-à-dire que dès qu'il y a un cas, à 50 kilomètres autour, quelque soit le pays, toutes les communes touchées sont sous surveillance. Aujourd'hui ça ne change pratiquement rien pour les éleveurs, car les vaches sont encore à l'intérieur.
Quelles sont donc les prochaines étapes pour limiter la propagation de la maladie en France ?
Là l'Espagne doit faire une enquête pour déterminer comment cet élevage a été contaminé. On est en train d'affiner les temps de l'interdiction de mouvements. Ça dépend, il faut voir depuis combien de temps sont vaccinés les bovins en Espagne et s'il y a beaucoup de contraintes ou de réglementations. J'espère que ça va se libérer d'ici fin mai ou début juin. Sur certaines zones on peut déjà refaire du commerce : le marché de Rabastens a rouvert pour les vaches grasses. On a aussi de bons échos pour que l'Italie et l'Espagne accepte les animaux vaccinés.
N.B