De nouveaux courriers anonymes contenant des menaces et des munitions ont été adressés à plusieurs institutions agenaise. Après le maire d’Agen et la mosquée, c’est désormais la rédaction du Petit Bleu et le commissariat de police qui ont été ciblés. Le maire, Laurent Bruneau, dénonce une escalade inquiétante et appelle à l’unité face à « un climat de peur et de division ».
À Agen, la série de courriers anonymes accompagnés de munitions se poursuit et suscite une vive inquiétude. Après avoir visé le maire puis la mosquée de la ville, les auteurs de ces envois ont cette fois pris pour cibles nos confrères de la rédaction du Petit Bleu ainsi que le commissariat de police.
Dans un communiqué diffusé ce lundi, le maire d’Agen, Laurent Bruneau, a exprimé son soutien aux journalistes, aux salariés du journal, à la direction du groupe La Dépêche du Midi, ainsi qu’aux agents du commissariat et à l’ensemble des forces de sécurité. L’élu condamne fermement des actes qu’il qualifie d’atteinte grave aux institutions républicaines. « S’attaquer à un journal, intimider une rédaction, chercher à faire taire celles et ceux dont le métier est d’informer, comme viser les forces de police chargées d’assurer la sécurité des habitants, constitue dans les deux cas une atteinte grave à nos institutions républicaines et à nos principes démocratiques les plus fondamentaux », souligne-t-il.
"Agen ne cédera pas"
Alors que l’enquête se poursuit, la municipalité assure sa confiance dans le travail des services de police pour identifier les auteurs de ces menaces. Dans ce contexte tendu, Laurent Bruneau appelle les habitants à rester unis autour des valeurs républicaines, de la fraternité et du refus de toutes les formes de haine. « Agen ne cédera ni à l’intimidation ni à la peur », conclut l’édile.
Rédaction