Lot-et-Garonne : lancement d'une campagne de dépistage du cancer du col de l'utérus


27 janvier 2021

« Faîtes-vous dépister chaque année » : c'est le maître-mot lancé par le centre de coordination des cancers en Nouvelle-Aquitaine. Entre les 25 et 31 janvier, la structure organise pour la première fois une semaine de sensibilisation, de prévention et dépistage autour du cancer du col de l'utérus. Les femmes âgées entre 25 et 65 ans sont les plus concernées par cette pathologie. Il faut dire que près de 40% de ces personnes ne se font pas dépister. Cela représente l'équivalent de près de 600.000 femmes à l'échelle de toute la région Nouvelle-Aquitaine. Emeline Lavialle, assistante médico-technique pour le site d'Agen du centre régional de coordination des cancers, explique pourquoi il est important de se faire dépister :

« C'est un cancer qui touche près de 3.000 femmes chaque année en France, et est responsable de plus de 1.100 décès. Cela représente la deuxième cause de décès par cancer chez la femme de moins de 45 ans. Pourtant, ce cancer pourrait être évité. Mais de nombreuses femmes ne sont font pas dépister en raison du manque de médecins généralistes et de gynécologues. Ou alors, pour d'autres femmes, c'est après un certain âge après la ménopause où elles sont nombreuses à ne plus être suivies par un gynécologue. »

Baisse d'un quart des dépistages de cancers du sein et du colon en Lot-et-Garonne avec la crise sanitaire

Cette semaine de sensibilisation intervient dans un contexte d'autant plus particulier suite à la crise sanitaire liée au coronavirus. Les phases de confinement n'ont malheureusement pas incité ces derniers mois les Français à aller prendre rendez-vous pour se faire dépister. Dans le Lot-et-Garonne, selon les derniers chiffres du centre régional de coordination des cancers, il y a eu une baisse de près d'un quart des dépistages des cancers du sein et du colon. Environ 4.000 mammographies n'auraient par exemple pas été réalisées en 2020. Une situation pouvant avoir des conséquences sur les patients, rappelle Emeline Lavialle :

« Des lésions cancéreuses peuvent ne pas être découvertes, ou alors, elles sont repérées plus tardivement. Dans ce cas, les traitements peuvent donc être plus lourds et plus conséquents pour les malades. »

F.P.

Crédit photo illustration : Pixabay

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