Les gendarmes et le monde agricole gersois renforcent leurs relations pour mieux lutter contre les vols sur les exploitations


19 juillet 2021

Mieux lutter contre les atteintes en milieu agricole grâce à une collaboration renforcée entre la gendarmerie et le monde agricole : c'est l'objet de la convention DEMETER, signée ces derniers jours en Préfecture par autorités et les représentant du monde agricole gersois. Vols d'outillages, de véhicules, d'animaux, de GPS sur les tracteurs, les exploitations gersoises, du fait notamment de leur isolement, sont de plus en plus prises pour cible par les délinquants.

Des référents sureté dans les brigades, des SMS envoyés aux agriculteurs lors de cambriolages sur les exploitations, des réunions de prévention, les nombreuses actions de la cellule DEMETER

Le nombre de cambriolages et de vols dans les exploitations agricoles est d'ailleurs en légère hausse en 2020 dans le Gers, avec 57 faits répertoriés contre 52 en 2019. Un phénomène qu'espère bien faire baisser les gendarmes du Gers avec cette convention. La commandante Vanessa de Maria de la gendarmerie du Gers, revient sur les grands objectifs de ce partenariat :

“Le premier objectif est de renforcer la prévention, en consolidant tous les dispositifs qui existent et les faire découvrir aux agriculteurs pour qu'ils puissent en bénéficier. Le deuxième objectif est la diffusion du renseignement. Pouvoir alerter les agriculteurs et qu’eux en retour puissent également nous alerter sur des situations qui pourraient être délicate et qui permettraient d'éviter justement des atteintes au bien. Une convention qui va également avoir des objectifs au niveau judiciaire. Avec la possibilité de pouvoir échanger en cas de vols sur des dispositifs à mettre en place pour sécuriser les exploitations, comme la possibilité d'exploiter la vidéosurveillance. Et enfin, développer la communication, c'est l'autre priorité de cette convention, autour justement de tous ses dispositifs pour les faire connaître. Car, on s'est aperçu que c'était en majorité de la méconnaissance qui favorisait la délinquance. Souvent parce que les exploitations ne sont pas forcément au courant de certaines formes de sécurisation, ou alors même le simple fait de l'importance de déposer plainte même lors d'un petit vol ou de tentatives d'effraction.”

Des cambriolages qui laissent bien souvent des séquelles importantes chez les agriculteurs...

Un partenariat, dont se félicitent les agriculteurs gersois, selon les représentants des syndicats majoritaires agricole. C’est notamment le cas de Patrick Fauqué, cultivateur et éleveur installé à Biran, dans le nord-est du Gers. Il a vécu en septembre dernier un vol particulièrement violent, qui a laissé des traces. Il espère grâce à cette convention ne plus revivre une telle mésaventure.

 “Sur les coups de 11 heures, une camionnette est arrivée sur notre exploitation. Les occupants du véhicule se sont présentés comme des ferrailleurs. Le temps que ma femme vienne me chercher, ils avaient déjà chargé des batteries. Je les ai coupés dans leur élan, ils allaient très certainement me vider l'atelier. Quand ils m'ont vu, ils ont décidé de me foncer dessus avec leur véhicule. Si je ne m'écartais pas, je pense que je pourrais plus en parler. Le préjudice financier est certes très petit, mais le préjudice moral reste très important.”

 Pour comprendre plus en détails le fonctionnement de la cellule du suivi des atteintes au monde agricole :

 
convention demeter graphique.jpg (10 KB)
E.R

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