Le groupe APAVE touché par un mouvement de grève depuis ce matin, des salariés Gersois concernés


07 juin 2021
Depuis 8h30, ce lundi matin, le groupe international spécialisé dans la maîtrise des risques APAVE, et qui emploie plus de 12 400 personnes dont plus de la moitié en France, est touché par un vaste mouvement de grève. Au cœur de la polémique, la perte d'acquis sociaux et le manque de reconnaissance envers les salariés. La porte-parole d'une intersyndicale, Nicole Despaux, tire la sonnette d'alarme. Des salariés Gersois sont aussi concernés.
 
Quelle est la genèse de ce mouvement social ?
C'est suite à la restructuration et au changement de la convention collective. On passerait de convention métallurgie à syntec dès le 1er janvier 2022 et la direction, depuis la fin 2020, a dénoncé les accords qu'on avait décidés avec le CSE. Des accords historiques. En clair, le groupe a décidé de fusionner les accords sociaux mais tout est tiré vers le bas.
 
Quelles en sont les conséquences ?
Nous allons perdre des jours RTT, des paniers-repas, toujours aucune amélioration en terme de rémunération.
 
Aucune suppression de poste n'est prévue ?
Non, pas pour l’instant. Pas de licenciement mais ils reclassent les gens et j'en fais partie. J'ai réussi à conserver mon poste "animatrice qualité, sécurité, environnement". Je travaille dans l'entreprise depuis 2010 mais aujourd'hui avec des modalités différentes. Pour vous donner un exemple, j'ai une collègue avec 33 ans d'ancienneté et qui reste à 1 300 euros. Ce manque de reconnaissance nous exaspère et pourtant on met du cœur à l'ouvrage.
 
Une grève reconductible ?
Elle l'est oui. L'agence à Auch a disparu il y a quelques semaines mais ils louent un espace à l’hippodrome pour du co-working, ça coûte moins d'argent. On a quelques salariés ici. On espère vraiment préserver les acquis et obtenir un peu plus aussi.
 
Où en sont les négociations avec la direction ?
Il y en a régulièrement, avec huit réunions par mois. La direction a décidé, avec cet appel à la grève, d'accélérer les négociations et ont lâché quelques brides. L'entreprise a pu garder son statut associatif, mais dès juillet un investisseur va entrer dans capital, une banque. On a peur que ces financiers nous provoquent la détérioration de notre travail, on demande toujours plus et toujours plus vite.
N.M

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