Le collectif "Gers corrida abolition" fustige la saison taurine espagnole dans un courrier adressé aux élus, et déplore "une législation conditionnelle des actes de cruautés et sévices graves".
Lettre ouverte pour une ouverture de temporada A Aignan, Pâques sanglantes, 720 habitant-e-s, 800 hurleurs pour la torture à mort de 6 taureaux. Chères et chers nouveaux élu-e-s, nous vous écrivons pour vous dire combien nous déplorons une légalisation conditionnelle des actes de cruautés et sévices graves entraînant la mort d'animauxd'élevage dans vos arènes.Nous le déplorons car nous déplorons comme la très grande majorité des françaises et des français,que l'on puisse faire souffrir un animal pour le plaisir et nous le déplorons car par ce mot de« tradition » c'est nous toutes et tous autour de vous, et le Gers en général pour le visiteur nonaverti, que vous amalgamez dans cet amour de spectacle zoosadique. Car quand on entend tradition locale, n'importe qui pense que ce sont des faits culturellement adoptés par la majorité des personnes et par simplification intellectuelle, par tous les habitants de la région. Ce qui est faux. Spectacle zoosadique... L'expression n'est pas de nous, mais elle explique comment des un spectaclegénère du palisir dans la souffrance d'un animal.Tout au long de ces municipales de l'Est à l'Ouestde nos régions occitanes, des candidats ont fait un grand effort de réthorique pour expliquer qu'il n'ya pas de souffrance. Mais les données sont là, autant l'ordre national des vétérinaires en France que le dossier déposédevant le parlement catalan en 2010, et qui a permis l'interdiction des corridas, tous expliquent la réelle souffrance que l'animal endure sous les terribles blessures que vos toreros leur infligent. D'ailleurs, dans les enquêtes que notre collectif a pu faire dans les rues de nos villes gersoises, la souffrance n'était pas niée par les personnes enquêtées, qu'elles soient pour ou contre la corrida.Quelle tradition ? Ceux de vos concitoyens qui ont moins de 33 ans ne peuvent pas l'avoir connudans vos arènes de 2200 places. Vous ne pouvez donc pas (dans votre histoire locale) vous prévaloir de cette fameuse transmission de grand-parents à petits enfants et même pas de parents à enfants. Par contre l'importance de ces arènes atteste d'une autre réalité, peu mise en lumière (si nous osons dire), de vos authentiques traditions à travers la course landaise. Objectivement si l'on prend le texte qui vous permettrait de profiter de cette dérogation au pénal,qui vous évite cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende par animal, votre premièrecorrida a eu lieu hors dérogation puisque vous ne faites commencer ce spectacle que quelques 40 ans après la promulgation de cette légalisation sous condition. Il faudrait revenir sur le contexte particulier des années 1990 pour comprendre la poussée un peupartout dans nos arènes de l'univers des corridas.C'est un fait récent et la mauvaise santé de vos organisations, l'affolement actuel des agents destoreros pour trouver des arènes prouve suffisamment que la population n'a jamais accrochéprofondément à votre engouement, ce qui prouve encore une fois que ce n'est pas un trait culturelancré et vernaculaire.Pendant des décennies vous avez, et vous continuez, protégé soutenu, adulé, ces spectacles detortures, des décennies pendant lesquelles votre village autrefois capitale, votre village, joyau del'armagnac il y a encore peu, s'est effondré.Il est notable que les concerts donnés sur votre territoire lors de Jazz in Marciac remportent plus desuccès que celui que vous vantez pour votre journée taurine. Il est notable qu'en faisant d'autres choix, un bourg de même importance que le votre réussit à enraciner sa population. La culture unit et dans union nous avons du mal à lire dispersion, c'est pourtant ce que votrebourgade vit puisque en 30 ans votre population a fondu. Nous savons à quel point notre espacerural est touché, partout, et combien cela demande d'efforts pour conserver notre qualité de vie,notre jeunesse.Alors, puisque vos organisateurs clament eux-mêmes les difficultés à maintenir ces spectacles desouffrance animale, pourquoi ne savez-vous pas générer une autre dynamique.
Lettre ouverte pour une ouverture de temporada
A Aignan, Pâques sanglantes, 720 habitant-e-s, 800 hurleurs pour la torture à mort de 6 taureaux. Chères et chers nouveaux élu-e-s, nous vous écrivons pour vous dire combien nous déplorons une légalisation conditionnelle des actes de cruautés et sévices graves entraînant la mort d'animauxd'élevage dans vos arènes.Nous le déplorons car nous déplorons comme la très grande majorité des françaises et des français,que l'on puisse faire souffrir un animal pour le plaisir et nous le déplorons car par ce mot de« tradition » c'est nous toutes et tous autour de vous, et le Gers en général pour le visiteur nonaverti, que vous amalgamez dans cet amour de spectacle zoosadique. Car quand on entend tradition locale, n'importe qui pense que ce sont des faits culturellement adoptés par la majorité des personnes et par simplification intellectuelle, par tous les habitants de la région. Ce qui est faux. Spectacle zoosadique... L'expression n'est pas de nous, mais elle explique comment des un spectaclegénère du palisir dans la souffrance d'un animal.Tout au long de ces municipales de l'Est à l'Ouestde nos régions occitanes, des candidats ont fait un grand effort de réthorique pour expliquer qu'il n'ya pas de souffrance. Mais les données sont là, autant l'ordre national des vétérinaires en France que le dossier déposédevant le parlement catalan en 2010, et qui a permis l'interdiction des corridas, tous expliquent la réelle souffrance que l'animal endure sous les terribles blessures que vos toreros leur infligent. D'ailleurs, dans les enquêtes que notre collectif a pu faire dans les rues de nos villes gersoises, la souffrance n'était pas niée par les personnes enquêtées, qu'elles soient pour ou contre la corrida.Quelle tradition ? Ceux de vos concitoyens qui ont moins de 33 ans ne peuvent pas l'avoir connudans vos arènes de 2200 places. Vous ne pouvez donc pas (dans votre histoire locale) vous prévaloir de cette fameuse transmission de grand-parents à petits enfants et même pas de parents à enfants. Par contre l'importance de ces arènes atteste d'une autre réalité, peu mise en lumière (si nous osons dire), de vos authentiques traditions à travers la course landaise. Objectivement si l'on prend le texte qui vous permettrait de profiter de cette dérogation au pénal,qui vous évite cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende par animal, votre premièrecorrida a eu lieu hors dérogation puisque vous ne faites commencer ce spectacle que quelques 40 ans après la promulgation de cette légalisation sous condition. Il faudrait revenir sur le contexte particulier des années 1990 pour comprendre la poussée un peupartout dans nos arènes de l'univers des corridas.C'est un fait récent et la mauvaise santé de vos organisations, l'affolement actuel des agents destoreros pour trouver des arènes prouve suffisamment que la population n'a jamais accrochéprofondément à votre engouement, ce qui prouve encore une fois que ce n'est pas un trait culturelancré et vernaculaire.Pendant des décennies vous avez, et vous continuez, protégé soutenu, adulé, ces spectacles detortures, des décennies pendant lesquelles votre village autrefois capitale, votre village, joyau del'armagnac il y a encore peu, s'est effondré.Il est notable que les concerts donnés sur votre territoire lors de Jazz in Marciac remportent plus desuccès que celui que vous vantez pour votre journée taurine. Il est notable qu'en faisant d'autres choix, un bourg de même importance que le votre réussit à enraciner sa population. La culture unit et dans union nous avons du mal à lire dispersion, c'est pourtant ce que votrebourgade vit puisque en 30 ans votre population a fondu. Nous savons à quel point notre espacerural est touché, partout, et combien cela demande d'efforts pour conserver notre qualité de vie,notre jeunesse.Alors, puisque vos organisateurs clament eux-mêmes les difficultés à maintenir ces spectacles desouffrance animale, pourquoi ne savez-vous pas générer une autre dynamique.