Interpellation mouvementée à l'Isle-Jourdain : un homme de 44 ans condamné à 18 mois de prison par le tribunal correctionnel d'Auch

24 janvier 2023 à 20h46

Un homme de 44 ans a été condamné hier à 18 mois de prison, dont 10 mois ferme, pour des violences physiques et verbales commises sur des gendarmes lors d'un contrôle à l'Isle-Jourdain. 

"Ce sont des faits intolérables et inacceptables. En état de récidive, vous risquez jusqu'à 14 ans de prison monsieur" rappelle au prévenu la Procureur. Ce dernier, dit ne se "souvenir de rien de la nuit du 19 janvier lié à son état d'ébriété". C'est pourtant pour des faits commis durant cette soirée que ce quadragénaire au casier judiciaire fourni avec pas moins de 13 condamnations, a été présenté ce mardi 23 janvier devant le tribunal correctionnel d'Auch dans le cadre d'une comparution immédiate. Le président du tribunal se charge de rafraichir la mémoire du prévenu sur la chronologie des faits qui lui sont reprochés.

Des violences verbales et physiques

Dans la nuit du 19 janvier, les gendarmes de la brigade de l'Isle-Jourdain, sont alertés par le voisinage d'une rue résidentielle de l'Isle-Jourdain de nuisances sonores provenant d'un véhicule. À leur arrivée, les gendarmes découvrent un homme endormi à l'avant, son autoradio lui n'est pas en sommeil, mais à un niveau très élevé. Les militaires qui tentent de réveiller l'individu pour lui demander de baisser le volume, en toquant à la vitre, sont accueillis par des doigts d'honneur. Malgré cet accueil houleux, les gendarmes font preuve de pédagogie et après de longues minutes de négociations, les militaires parviennent à leur fin.  

Mais, le répit est de courte durée. Quelques minutes seulement après leur départ, l'équipage est de nouveau rappelé pour des nuisances sonores. Après les gestes obscènes, les gendarmes sont cette fois accueillis par des insultes et des menaces de morts. Face à ces nouvelles invectives, ils décident de procéder à l'interpellation du conducteur. Sauf que ce dernier, dans un état d'ébriété avancé après avoir bu le tiers d'une bouteille de vodka, redouble d’agressivité à l'encontre des gendarmes. Il assène notamment un coup de pied au conducteur du véhicule de gendarmerie, au moment de son transfert vers un hôpital toulousain pour un examen de comptabilité avec le garde à vue. Un acte qui aurait pu avoir de lourdes conséquences, sans le sang-froid du gendarme qui a réussi à garder le contrôle du véhicule, malgré ce coup. Placé en cellule de dégrisement, ce père de famille a continué d'aggraver son cas en refusant de se soumettre aux dépistages, représentant un délit.

Une succession de délits que le prévenu dit regretter à la barre. "Je traverse une période difficile, j'ai récemment divorcé et perdu un ami très proche. Ça n'excuse pas ce que j'ai fait, c’était un autre moi ce soir-là, je réitère mes excuses aux gendarmes."

Une peine mixte

Dans sa réquisition, la Procureur, a déploré "des violences contre les forces de l'ordre qui ne cessent de se multiplier ces dix dernières années, en appelant à une "tolérance zéro" face à ces actes. Rappelant l’état de récidive du prévenu déjà condamné pour outrages sur un représentant de l'ordre public, la procureur a requis une peine de 18 mois de prison de prison.

Le tribunal a finalement reconnu coupable l’individu de l’ensemble des faits reprochés et l’a condamné à 18 mois de prison, dont 10 mois fermes. En plus de ce maintien en détention, le quadragénaire a également été condamné à verser des dommages et intérêts, aux 3 gendarmes victimes, présents à l'audience pour se constituer partie civile. 

E.R

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