Hautes-Pyrénées : Une Cité du goût et des saveurs pour valoriser l'artisanat alimentaire

12 novembre 2021 à 16h10

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Hautes-Pyrénées lance la Cité du goût et des saveurs du département. L'initiative s'inscrit dans le cadre du réseau national des Cités du goût et des saveurs et vise à valoriser et développer la filière alimentaire dans l'artisanat. Entretien avec Bertrand Gayri, directeur territorial de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Hautes-Pyrénées, et Julie Cuvillier, chargée de l'initiative.

Quel sont les objectifs de ce projet ?

Julie Cuvillier : Le principe c'est notamment la formation des professionnels des métiers de bouche, la valorisation de l'artisanat alimentaire et la mise en place d'actions pour les particuliers pour les sensibiliser. Ca touche un public large, âgé de 7 à 77 ans.

Comment a démarré cette initiative ?

Bertrand Gayri : La Cité du goût et des saveurs a été lancée lundi dernier avec une formation auprès des boulangers sur le thème « viennoiseries festives ». Elle était menbée par un champion du monde du pain au chocolat, Sébastien Lagrue, qui est également le parrain de la cité pour 2022. Une formation qui va en appeler d'autres. Une dizaine de formations sont déjà au programme dans les mois qui viennent rien que pour les boulangers.

Quels besoins avez-vous identifié dans ces métiers de l'artisanat alimentaire sur le département ?

Julie Cuvillier : Nous avons également identifié quelques autres formations dont les professionnels pourraient avoir besoin du type entremets et petits gâteaux tendances, gâteaux de voyage, snacking sucré ou salé, développer des pâtisseries véganes et sans allergènes, des pains fantaisie aromatiques. Ils sont plutôt demandeurs pour suivre ce type de formation.

Comment la Chambre de Métiers et de l'Artisanat peut valoriser ces métiers au travers de la Cité du goût et des saveurs ?

Bertrand Gayri : Il y aura toujours une enquête menée auprès des professionnels pour déterminer leurs besoins et proposer des formations. On va aussi s'appuyer sur le réseau des meilleurs ouvriers de France pour leur permettre d'avoir les meilleurs interlocuteurs possibles dans leurs métiers. Et puis on devrait voir venir un projet plus ambitieux, sur un parcours qui serait départemental alliant la bonne bouche et la culture. Je ne vous en dis pas plus puisque le projet est encore en cours d'élaboration. Mais c'est quelque chose d'original et ça s'inscrit dans la Cité du goût et des saveurs. Aujourd’hui quand on parle de circuit court, d'alimentaire, on pense généralement à l'agriculture, mais il y a également les intermédiaires que sont les artisans des métiers de bouche. On pourra aller loin avec ces métiers puisqu'il y en a beaucoup. Le but est vraiment de remettre l'artisanat alimentaire à la place qu'il doit occuper.

N.B.

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