Gers : le combat de la CGT Energie pour conserver son local associatif "la maison du temps libre" à Auch


16 juin 2021

Situation toujours aussi électrique autour de l'avenir de la maison du temps libre, situé chemin du Haget à Auch. Ce site propriété d'Engie, est utilisé depuis 1993 par les personnels de la distribution du gaz et de l'électricité pour organiser leurs actions sociales et culturelles. Problème : Engie souhaite vendre le bâtiment. La CGT Energie Pyréneés a reçu il y a une quinzaine de jours une mise en demeure leur demandant de quitter les lieux mardi 15 juin. De quoi provoquer la colère des syndicats qui dénonce une "décision brutale et prise sans aucune concertation".

Le maire d'Auch intervient auprès d'Engie pour qu'une solution amiable soit trouvée, en vain pour l'heure

Une centaine de personnes ont occupé mardi symboliquement le bâtiment et ont signifié leur intention de ne pas laisser ce lieu qui leur est cher être vendu. Ils ont pu notamment compter sur le soutien du maire d'Auch, Christian Lapbrébende, qui est intervenu ces derniers jours auprès de la direction d'Engie pour qu'une solution amiable soit trouvée. En vain pour l'heure. Les précisions de Sylvie Larruco, secrétaire générale du syndicat CGT Energie Pyrénees. 

"Nous attendions ce mardi 15 juin la venue d'un huissier puisqu'on avait la mise en demeure de quitter les lieux à cette date. C'est pour cela qu'on a décidé d'occuper les lieux pour dénoncer le coup qu'Engie est en train de faire aux électriciens et gaziers du Gers. Nous avons rencontré récemment Christian Laprebende, le maire d'Auch, concernant notre situation. Il est intervenu personnellement auprès d'Engie pour leur demander de renouer le dialogue et de revenir autour de la table pour qu'on trouve une solution afin qu'on puisse conserver ce site. Mais, aujourd'hui nous sommes dans l'attente."

"Si on nous ferme le site, on enlèvera les scellés"

Si, les syndicats espèrent toujours trouver une solution amiable avec Engie, la representante syndicale promet de durcir le mouvement en cas de venue d'un huissier.

"On va rester très mobilisés. On ne va pas se laisser enlever ce site comme ça, sans réagir. Si on nous ferme le site, on enlèvera les scellés. Cela ne nous fait pas peur. Il faut qu'Engie comprenne qu'on est déterminés. Notre revendication reste inchangée, on souhaite continuer à occuper ce site à titre gracieux comme ça se fait depuis près de 30 ans. Engie a les épaules pour assumer ça. Ils affichent un bénéfice de 55 milliards d'euros ce qui n'est pas négligeable. Pour un site, comme le Haget qui couterait environ 110 000 euros je ne pense pas qu'on va mettre Engie dans la ruine."

Le département du Gers compte près de 150 gaziers et électriciens.

E.R

 

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article