Des essais à plus de 220 km/h, l'aéroport d'Auch privatisé pour l'occasion


07 avril 2021
L'aéroport d'Auch s'est transformé -le temps d'une journée- en véritable circuit d'essais automobile. Hier, l'équipe revéloise de Fabien Lavergne -un pilote automobile champion d'endurance- a privatisé la piste de l'infrastructure en vue de peaufiner les derniers réglages avant le début des championnats d'Europe d'endurance, dont la première manche se disputera le 17 avril prochain à Barcelone, en Espagne. À bord d'un prototype ALM P3, le Libournais de 35 ans a fait chauffer le bitume devant quelques badauds appâtés par le vacarme des moteurs. « On prépare les championnats qui commencent très bientôt, il nous fallait faire des tests aérodynamiques pour gagner en performance sur le circuit ». Sous le capot de ce prototype pesant près d'une tonne, taillé pour « l'école des 24 heures du Mans » comme le qualifie Fabien, une puissance de 460 chevaux. « Avec ce véhicule, on peut atteindre les 285 km/h. Mais là, on mène des tests à 220 km/h pour mesurer la charge aérodynamique ». Une vitesse atteinte grâce à la composition du véhicule, presque intégralement composée de carbone, du châssis à l'aileron. «  On vient tester plusieurs choses, notamment les ailerons. On cherche à configurer au mieux les différentes hauteurs de la voiture pour voir l'influence qu'elles peuvent avoir sur la tenue de route, notamment en ligne droite ».
 
L'aéroport d'Auch, pisté par le pilote
Ce n'est pas un hasard si l'équipe de Fabien Lavergne a choisi l'infrastructure auscitaine, avec une longueur de piste comme atout majeur. « Il nous fallait une piste suffisamment longue et c'est le cas ici à Auch, avec un bon bitume et peu de bosses, permettant des mesures assez précises. Grâce à ces éléments, nous pouvons configurer au mieux le véhicule ». Fabien et son équipe commenceront la première manche du « European Le Mans series » par Barcelone puis Red Bull Ring, Castellet, Monza, Spa-Francorchamps et Portimão.
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David Bidou, directeur de l'aéroport d'Auch.
« Cela fait partie de notre stratégie de diversification. Après les essais de l'aile de Airseas, ce sont des voitures de course. Cela peut paraître original mais ça montre aussi la qualité de notre infrastructure. Ce coté inventif montre qu’on peut diversifier nos activités et qui permet de mettre en lumière l'aéroport. Nous avons travaillé en toute sécurité, la tour de contrôle est active et elle fait lien entre l'espace aérien et le sol. C'est le prix de la sécurité, aucun hasard ne peut être laissé. On attend la reprise désormais de notre activité classique, avec tous ces particuliers et professionnels qui désirent voler au quotidien, une fois que les mesures sanitaires le permettront ».
N.M

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