Alors que les taux de dégrèvement de la Taxe foncière sur les propriétés non bâties devraient être communiqués demain, la Coordination Rurale du Gers appelle les services de l’État à revoir leur copie, faute de quoi la "colère agricole pourrait se faire entendre dans tout le département."
La colère agricole va-t-elle ressurgir dans les prochains jours dans le Gers ? Un dossier pourrait bien faire monter encore un peu plus la tension entre les services de l’État et les syndicats agricoles : celui de la Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB).Après une année particulièrement difficile pour l’agriculture gersoise, marquée par les aléas climatiques et les crises sanitaires, la Chambre d'agriculture du Gers réclamait une exonération conséquente afin de soulager des trésoreries fortement fragilisées. L’annonce des taux de dégrèvement, attendue demain par les services de l’État, pourrait faire réagir. C’est en tout cas ce que redoute la Coordination Rurale du Gers. « Nous avons appris que les dégrèvements de la TFNB gersoise ne dépasseront pas les 50 %. On parle même de 20 à 50 % selon les cultures et les communes touchées par les aléas climatiques cette année. Si cette information était confirmée ce mercredi matin, lors de l’annonce officielle par les services de l’État, l’expression de la colère agricole qui suivrait serait énorme dans notre département. Il sera intolérable de n’avoir que ces pourcentages de dégrèvement, alors que le département des Landes a accordé 50 % pour un seul phénomène orageux et jusqu’à 100 % pour certaines communes. Nous enjoignons les services de l’État à prendre la mesure de l’ampleur dramatique que vivent nos agriculteurs, et à être à la hauteur de notre demande initiale : 60, 80 et 100 % de dégrèvements TFNB. Il est clair que si ces dégrèvements ne sont pas actés, la colère agricole se fera entendre dans tout le département », prévient Jérôme Courrèges, président de la CR 32. Réponse demain.
E.R