Crise agricole : David Taupiac tire la sonnette d’alarme et invite la ministre de l’Agriculture à se déplacer dans le Gers

08 janvier 2026 - 17:37

Face à la multiplication des cas de dermatose nodulaire contagieuse et à la chute des revenus agricoles, le député de la deuxième circonscription du Gers appelle le gouvernement à une intervention urgente. Selon lui, près de la moitié des exploitations du département pourraient se retrouver en situation de défaillance dans les prochains mois.


C’est un cri d’alarme que pousse David Taupiac. Face à la crise agricole que la France traverse, aux aléas climatiques et l’urgence des revenus dans laquelle se trouve la profession, il exhorte à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, à se déplacer dans le Sud-Ouest.

Au cœur des préoccupations : l’inévitable sujet de la dermatose nodulaire contagieuse, qui touche désormais l’ensemble du Sud-Ouest. L’élu dénonce une gestion tardive et peu adaptée de l’épidémie. « Nous avons déjà perdu six mois depuis l’apparition de la maladie, il y a donc urgence ». Selon lui, le maintien des protocoles d’abattage intégral, malgré l’efficacité de la vaccination, contribue à un malaise profond dans le monde agricole.

Mais derrière cette urgence sanitaire, se cache une crise structurelle plus large : celle du revenu agricole. Les données du réseau Cerfrance sont sans équivoque : les exploitations gersoises connaissent des revenus en baisse, pour beaucoup inférieurs au seuil de pauvreté, et les projections pour 2025 ne laissent guère d’espoir. « Les indemnisations ne suffisent plus. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la survie économique de milliers d’exploitations », insiste le député.

 

Le Sud-Ouest en première ligne

David Taupiac pointe également la spécificité du Sud-Ouest, première ligne du changement climatique, où les rendements sont plus impactés que dans d’autres régions françaises. Selon lui, cette réalité locale est mal appréhendée par les instances parisiennes, et les mesures nationales annoncées risquent d’arriver trop tard.

Le parlementaire réclame un déplacement ministériel sur le terrain pour comprendre l’ampleur de la crise et mettre en place des solutions adaptées. « L’État doit apporter des mesures de court terme avant qu’il ne soit trop tard. » Et de se questionner : « Le gouvernement accepte-t-il d’abandonner l’agriculture du Sud-Ouest et avec elle sa ruralité ? ».

N.M

 

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