Auch : 250 personnes se mobilisent pour la corrida et la défense des traditions

19 novembre 2022 à 13h18

Bientôt discutée sur les bancs de l'Assemblée nationale, la proposition de loi d'Aymeric Caron visant à abolir la corrida n'en finit plus de diviser. Dans le Gers, où les aficionados garnissent toujours les arènes, 250 personnes se sont rassemblées ce samedi matin pour la défense de la pratique, et plus largement des traditions.

Ils ne sont pas du même bord politique, ils ont pourtant tenu un discours commun ce samedi matin, sur les marches de l'escalier monumental d'Auch. Les députés gersois, David Taupiac (PS) et Jean-René Cazeneuve (Renaissance) ont vivement critiqué la proposition de loi de leur confrère LFI Ameryc Caron, visant à abolir la pratique de la corrida en France. 250 personnes -parmi lesquels de nombreux élus de communes gersoises où de la corrida tient une place importante- ont répondu à l'appel au rassemblement, lancé par plusieurs associations. 

A quelques marches de l'illustre statue de d'Artagnan, dominant l'escalier et habillée ce matin d'une cape de torero, Jean-René Cazeneuve n'a pas caché son agacement après la proposition de loi de son confrère Insoumis. « Le problème avec des gens comme Caron, c'est qu'ils visent plus que l'abolition de la corrida. Interdire, ils n'ont que ça en tête. Nous avons gagné la première mi-temps parce que le texte a été repoussé à la commission des Lois, mais jeudi dans l’Hémicycle, c'est un autre match qui nous attend. Nous vivons dans une terre de bandas, de ferias, de foie gras. Nous enlever la corrida, c'est une partie de nous qui s'en va » .

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Les chasseurs ont ausi répondu à cet appel au rassemblement. 

Un sentiment partagé par l'élu de la deuxième circonscription gersoise, le socialiste David Taupiac. « J'ai fait tout un travail travail au sein de mon groupe à l'Assemblée pour sensibiliser les élus qui ne connaissent pas cette pratique. Il y a des gens pour, d'autres contre, puis ceux qui respectent. L'idée de fond, c'est la défense de nos traditions, de montrer que la France, c'est la diversité de nos régions ». « La corrida, elle coule dans nos veines, ajoute le maire de Roquelaure et président de l'AMF 32, Michel Baylac. C'est la ruralité, avec ses traditions ancestrales qu'on veut nous enlever. Les attaques ciblées sur la tauromachie, portent aussi sur la chasse, le gavage et demain peut-être l'alcool. Pour nous, élus du Gers, il y a une économie parfois vertueuse grâce à nos traditions, et des gens veulent nous les retirer. Elle ne sont pourtant pas arrivées il y a six mois ».

Une motion a été remise pendant le rassemblement au secrétaire général de la préfecture du Gers. 

N.M

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