C'est officiel depuis vendredi soir. Michel Gabas, maire d'Eauze, s'est déclaré candidat sous l'étiquette Les Républicains pour les prochaines législatives de juin 2022, sur la deuxième circonscription du Gers.
Vous êtes dans quel état d'esprit à l'approches des élections ?
Serein, ce n'est pas une première non plus me concernant. Et cette fois, j'espère que ça fonctionnera. J'ai confiance car ma famille politique de la droite et du centre, est rassemblée derrière ma candidature.
Ce sera finalement Joëlle Dardenne, adjointe au maire de Ségoufielle, votre suppléante. Ce devait être Valérie Manissol mais...
Je suis un élu d'Armagnac donc je voulais quelqu'un de la Gascogne toulousaine. Valérie m'avait donné donné son accord il y a quelques mois mais elle m'avait dit : « si tu trouves quelque un de l'est du Gers, je laisserai ma place ». S'est ajoutée cette affaire au tribunal administratif de Pau donc elle a décidé de se retirer, ça s'est fait doucement et naturellement.
Valérie Manissol et Xavier Ballenghien ont été rendus inéligibles pour six mois suite au "dépôt tardif de leur compte de campagne". C'est un coup dur ?
Il y évidemment une négligence puisqu'on sait que quand on se présente à une élection départementale, il faut rendre ses comptes à la date butoir. Donc c'est une faute du mandataire. Par contre, la réponse judiciaire est très sévère parce qu'en jeu, c'était 2 000€ de frais de campagne à rembourser. Il n'y a pas de fraude ou de malhonnêteté mais une négligence. Sanction oui, mais pas de cette façon.
Vous vous présentez sous l'étiquette LR. Comment rebondir après la claque subie par Valérie Pécresse aux élections présidentielles ?
J'ai une analyse de citoyen et d'élu. Sur les législatives qui succèdent aux présidentielles, c'est un autre registre. Dans les grandes villes et métropoles, l'étiquette politique aura un rôle majeur mais dans le monde rural, la personnalité des candidats va compter. On l'avait vu ici avec Gisèle Biémouret, malgré la vague En Marche. L'ancrage, l’enracinement c'est primordial pour ces élections. Je l'avais dit a l'époque : mon parti c'est le Gers. A la différence de certains, j'ai un métier, une vie dans ce département et des mandats aussi. Je ne suis pas un député hors-sol.
N.M
CP : FB