Le coup d’envoi de la traditionnelle collecte de la banque alimentaire du Gers a été donné, aujourd’hui en début de matinée. Jusqu’à demain, 450 bénévoles, reconnaissables grâce à leurs gilets orange attendent avec impatience les dons des Gersois. Le président de la banque alimentaire Pierre Buffo nous en dit plus sur les objectifs de cette année.
Comment s’organise cette collecte de printemps ?
Aujourd’hui et demain, nous serons présents dans 42 magasins partenaires de la banque alimentaire. Au cours de la collecte, l’objectif c’est de reconstituer les stocks pour répondre à la demande des 28 associations qui se fournissent à la banque alimentaire du Gers
Elle est élevée cette demande?
Elle est en forte progression. Avant la crise sanitaire du Covid, on distribuait 300 tonnes dans l’année. Aujourd’hui, on est davantage autour des 440 tonnes. C’est une augmentation de 50%. Il faut trouver des denrées car la banque alimentaire fonctionne que par des dons. Pour la collecte de ce week-end, on espère récolter 45 tonnes de denrées. Ça représente 130 000€ à amasser en 2 jours. C’est énorme.
Il y a une petite nouveauté cette année, puisqu’une partie des dons seront fléchés vers les réfugiés ukrainiens du département.
Quels sont les produits que vous visez ?
En priorité, ce sont les produits de première nécessité. Nous sommes impactés par la guerre en Ukraine. On aura du mal à avoir de l’huile, du sucre et de la farine. Mais sinon, nous recherchons surtout des conserves de viande, de légumes et des produits d’hygiène. Il ne nous faut que des produits de longue conservation.
Combien y aura-t-il de bénévoles pour la collecte de printemps?
Cette opération va mobiliser 450 bénévoles sur l’ensemble du département. Une quinzaine de véhicules vont faire la navette entre les lieux de collecte et le siège social à Auch. Nous avons besoin des Gersois.
Le Gers est réputé pour être un département solidaire, vous êtes d’accord?
Cette solidarité est bien réelle. Lorsque l’on compare avec d’autres départements et notamment avec des zones urbaines. Dans le Gers, les deux collectes annuelles représentent 20% des volumes. Dans le reste de la France, c’est 10%. Dans les zones rurales, la générosité se fait plus ressentir. Les retours sont très porteurs.
Vous menez de nombreuses opérations auprès des plus jeunes notamment, est-ce que certains d’entre eux seront mobilisés aujourd’hui et demain pour la collecte ?
Notre premier travail consiste à sensibiliser les jeunes collégiens et lycéens aux problèmes du gaspillage. Si l’établissement le permet et s’ils veulent être présents pour nous aider lors de ces collectes, c’est avec plaisir. Il y a une équipe très importante au collège La Salle Saint-Christophe de Masseube. Ensuite, il y a des élèves de Pardailhan, du Garros ou même de l’Isle-Jourdain. C’est très important qu’il y ait des jeunes. Ça les implique dans une action solidaire et ça donne beaucoup de dynamisme devant les magasins. Mais il faut qu’ils aient le sourire, de l’enthousiasme et surtout qu’ils ne se sentent pas forcés de le faire.
propos recueillis par M.G