Le parquet d’Agen a communiqué ce mercredi de nouveaux éléments dans l’enquête sur la mort de Lyhanna, la fillette retrouvée sans vie à Puycasquier dans le Gers, le 29 mai dernier. L’autopsie met en évidence des lésions compatibles avec des actes d’entrave, sans permettre à ce stade de déterminer la cause exacte du décès.
On en sait plus sur le décès -tragique- de la petite Lyhana. Selon les experts de l’IRCGN, dans un communiqué du parquet d'Agen adressé à la presse ce mercredi soir, l’examen du corps de Lyhanna n’a pas permis à ce stade, de déterminer avec certitude la cause exacte du décès. Les experts indiquent notamment l’absence de lésion traumatique cervicale visible et l’absence de lésion interne permettant d’expliquer directement la mort. En revanche, l’autopsie a mis en évidence plusieurs lésions, notamment des ecchymoses sur les membres supérieurs et inférieurs. D’après les médecins légistes, ces traces sont « hautement évocatrices » de lésions d’entrave provoquées par des liens ayant contraint les bras, avant-bras, poignets et chevilles. Les experts précisent toutefois que ces blessures sont superficielles et qu’elles ne sont pas à l’origine du décès. Des contusions ont également été relevées au niveau de la bouche, compatibles avec des traumatismes ou des frottements survenus avant la mort.
Sur la base de ces éléments, le procureur de la République d’Agen a pris un réquisitoire supplétif visant Jérôme Barella pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans précédé ou accompagné d’un viol, ainsi que viol aggravé. La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité.
N.M