Une opération de démoustication a été menée cette semaine à Mirande après la détection d’un cas importé. Pour l’ARS, l’enjeu est d’empêcher le moustique tigre de devenir un relais du virus.
À Mirande, le moustique tigre a fait l’objet d’une -énième- opération de démoustication cette semaine. Une intervention déclenchée après la détection d’un cas importé et qui répond à un principe simple : empêcher qu’un moustique pique la personne infectée avant d’aller transmettre le virus à quelqu’un d’autre. « Cette démoustication intervient quand on a un cas de dengue, chikungunya ou Zika sur le territoire, avec une personne qui revient souvent de l’étranger ou d’un autre département », explique Quentin Casaburi, responsable du pôle de santé publique de l’ARS. « Le but est de supprimer ce vecteur pour éviter de nouvelles contaminations. »
Sur le terrain, le traitement est réalisé dans les secteurs fréquentés par la personne, notamment dans les haies où peuvent se réfugier les moustiques. Un pick-up équipé d’un dispositif de pulvérisation est utilisé lorsque l’accès le permet. Ailleurs, les agents interviennent à pied, en combinaison et avec un masque. Une opération qui ne se fait pas sans précautions. « Ce n’est pas un produit neutre, c'est ce que vous utilisez chez vous mais à plus grande dose », rappelle Frédéric Fournier, responsable de l’unité santé et environnement de l’ARS. Mais l'usage du produit reste adapté à l’environnement : « Si on est à côté d’un apiculteur, on utilise un autre produit, mais avec un rendement moins bon. » Pendant le traitement, les habitants doivent rester à distance et mettre notamment à l’abri les écuelles des animaux domestiques.
L’intervention de Mirande n’est pas la première dans le Gers. Une opération similaire a été menée à Marciac il y a une quinzaine de jours, également après un cas importé. Mirande avait déjà été concernée en 2023. Car le moustique tigre est désormais bien installé dans le département. Originaire d’Asie, il a notamment profité des transports pour gagner de nouveaux territoires. Observé dans le Gers depuis 2016, il progresse ensuite localement par petites distances. « Son rayon d’action, c’est 150 mètres », précise Frédéric Fournier.
Pour éviter sa prolifération, la lutte se joue aussi chez les particuliers. « Chaque citoyen peut lutter à son échelle », rappelle Quentin Casaburi. Et il suffit de très peu d’eau pour lui offrir un lieu de ponte : « Un résidu d’eau dans un bouchon de bouteille suffit », souligne Frédéric Fournier.
N.M