Vaccination contre la Covid-19 : 6 000 Gersois seront vaccinés dans la première phase


29 décembre 2020
Le rebond du nombre de cas de coronavirus en France laisse planer à nouveau l’hypothèse de basculer vers un troisième confinement. Mais entre temps, un nouvel élément, et non des moindres, est venu donner de l’espoir vers un retour à la vie normale, le vaccin Pfizer. A quelques jours du début de la campagne de vaccination, Jean-Michel Blay, directeur départemental de l’ARS Occitanie pour le Gers, livre les détails du processus dans le département.
 
 
Comment va s’articuler cette campagne de vaccination?
Dans un premier temps, il s’orientera vers les personnes les plus vulnérables. Il y a eu un avis de la Haute Autorité de Santé et ce qu’il faut retenir, c’est que ce processus s’établira en plusieurs phases. La première, c’est que ce sont les résidents des EHPAD, des unités de soins de longue durée et les personnels soignants de ces établissements qui seront vaccinés en premier lieu. Ensuite, les personnes âgées de plus de 75 ans et ceux de plus de 65 ans qui présentent des risques. Enfin, la vaccination générale de la population.
 
Cette vaccination globale interviendrait quand?
Nous n’avons pas de date pour l’instant. Nous ne sommes qu’au travail de recensement et de préparation des établissements concernés par la première phase. Il n’y a pas de cibles encore retenues car c’est un processus délicat et long. Ce vaccin se conserve par -80 degrés et dès la décongélation, il doit être administré rapidement. Dans les 5 jours. On sait juste que 6 000 Gersois feront partie de cette première phase.
 
L’administration du vaccin nécessite une formation ou est-elle simple à réaliser?
Elle est simple et rapide. C’est du classique. C’est la logistique qui s’avère plus complexe avec la chaine de froid. La préparation prend du temps.
 
Beaucoup de personnes sont réfractaires à l’idée de se faire vacciner. Peut-on refuser la vaccination?
C’est un des trois principes de vaccination, on a le libre choix donc ce n’est pas obligatoire. Il est aussi gratuit et l’aspect sécurité a été pris en compte par la Haute Autorité de Santé. Elle a donné un avis favorable à sa mise sur le marché.
 
Les personnels soignants doivent être à pied d’oeuvre?
On commence à travailler dessus depuis début décembre, et le rythme s’accélère depuis le 14 décembre où on a disposé de la check-list sur l’ensemble des opérations que doivent prévoir les établissements.
 
Combien de vaccins vont être distribués dans le Gers?
Nous n’avons pas encore ces informations, nous sommes dans l’attente. Tout l’enjeu est dans la préparation et quand le vaccin sera là, il faudra vacciner vite. C’est un vaccin ARN, il y a un aspect novateur dans cette technique. C’est un mode de vaccination viable et validé par les autorités sanitaires indépendantes, il faut le rappeler.
Propos recueillis par N.M

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