Tarn-et-Garonne : nouvelle grève des surveillants de collèges et lycées


19 janvier 2021

C'est une profession qui se mobilise peu généralement. Plus d'un mois et demi après une première journée, des collectifs d'AED (Assistants d’Éducation) dans l'Hexagone appellent une deuxième fois à la grève ce mardi. Ces surveillants travaillent dans les collèges et les lycées, mais également au sein des internats. Dans le Tarn-et-Garonne, une manifestation a eu lieu ce mardi matin à Montauban sur l'esplanade des Fontaines. Le collectif AED 82 prévoit ensuite de rejoindre dans l'après-midi un rassemblement devant le rectorat de Toulouse. Conséquence de cette grève, l’activité de certains établissements scolaires du département peut être perturbée. Au collège Ingres de Montauban par exemple, les cours pour certaines sections ne sont pas assurés ce mardi, mais également ce jeudi.

"Un ras-le-bol général"

Les collectifs de « pions » réclament en fait des recrutements « urgents » dans la profession avec une amélioration de leurs conditions de travail. Pour Mickaël Adamczewski, membre du collectif AED 82 créé en novembre dernier sur Facebook, il y a un « ras-le-bol général » :

« Ce n'est pas que le métier est difficile, mais nous avons de plus en plus de missions pour un salaire qui ne suit pas. J'ai un contrat de 41 heures à 1.200 euros, pour 53 heures de présence au lycée. Donc j'ai 12 heures qui ne sont pas payées. »

La profession d'AED fût longtemps occupée en majorité par des étudiants à temps partiel. Mais depuis, la situation a changé. Les surveillants de collèges et de lycées travaillent souvent avec un contrat à temps plein, sans pour autant que leur statut ait évolué en parallèle au fil des années. Les assistants d'éducation demandent donc aussi une titularisation et une revalorisation de leur statut :

« Nous avons six contrats, des CDD d'une durée d'1 an. Et au bout de six ans, c'est finit. Nous ne pouvons plus aller dans un autre établissement. Nous n'avons rien pour continuer derrière comme une formation par exemple. Nous n'avons pas de reconnaissance de notre métier, et on se bat pour ça aussi : Qu'est-ce que l'on fait après ces six années ? »

"Aucun retour de la part de l’Éducation Nationale"

Malgré une première journée de grève le 1er décembre dernier, et des rencontres au niveau national avec le ministère de l’Éducation Nationale, les négociations n'ont rien donné :

« Nous n'avons eu aucun retour de la part de l’Éducation Nationale. Nous avons rencontré des députés, comme Valérie Rabault dans le département (apparentée au Parti Socialiste, ndlr) qui comprend notre colère et est d'accord avec nous. Elle va essayer de se battre pour nous. Mais sinon, nous n'avons aucun retour, rien du tout... »

Dans le Tarn-et-Garonne, le mouvement de grève est reconductible.

F.P.

Crédit photo illustration : Wikimédia/Enzo Fortunato

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