Tarn-et-Garonne : les déçus de la carte scolaire


10 février 2021

L'académie de l’Éducation Nationale dans le Tarn-et-Garonne a rendu ses arbitrages mardi après-midi au sujet de la carte scolaire du premier degré. Elle acte les fermetures et les ouvertures de classes pour la rentrée prochaine. Au niveau du département, aucun poste d'enseignant ne sera supprimé promet l'académie. Mais ces derniers jours, plusieurs parents d'élèves et élus locaux s'étaient mobilisés localement face à la menace d'une suppression de classe dans leurs communes. Suite à ces arbitrages, Beaumont-de-Lomagne conservera par exemple finalement sa classe qui était menacée. En revanche, d'autres écoles auront un enseignant en moins en septembre. C'est le cas de l'école Mathaly de Moissac. Les parents d'élèves avaient pourtant lancé une pétition en fin de semaine dernière pour espérer faire pression sur l'académie. La tribune en ligne sur Change.org a été signée par plus de 400 personnes. Même décision pour l'école de Malause où les effectifs sont situés juste en-dessous du seuil pour conserver le même nombre de classes dans l'établissement. Ainsi à la rentrée prochaine, l'établissement passera de 5 à 4 classes. La présidente de l'association des parents d'élèves, Gaëlle Guirbal, avait écrit une lettre au DASEN. Elle déplore cette décision :

« Nous avons des enfants en grande difficulté de lecture, des enfants dyslexiques, hyperactifs, certains avec des difficultés de comportements. Et puis nous aurons l'année prochaine 8 enfants qui reviendront de l'instruction dans les familles. Ces enfants ont un petit décrochage, notamment sur la socialisation ou encore sur le fait d'arriver à l'heure à l'école. Nous avons aussi expliqué que la communauté de communes, l’association des parents d'élèves et la municipalité ont investi dans l'école ces derniers temps avec des tableaux numériques, des ordinateurs, des vidéos projecteurs, etc. C'est dommage de fermer une classe alors qu'il y a eu des investissements. »

Une rencontre avait même été organisée cette semaine en visioconférence avec le DASEN du Tarn-et-Garonne, Pierre Roques, explique Gaëlle Guirbal :

« Il comprend nos craintes, mais il doit faire des choix à l'échelle du département. Il souhaite avoir plus de postes pour former les enseignants, ainsi que les remplacer. D'où le fait qu'il y ait ces fermetures de classes. »

F.P.

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