Ségur de la santé : une délégation espère l'appui du président Martin


19 novembre 2020
Depuis la signature du Ségur de la santé en juillet dernier, rien ou presque n'a changé. Les mesures salariales débloquées par le gouvernement à destination des personnels soignants, récompensés après avoir été surmenés lors du premier volet de la crise sanitaire, fait toujours débat puisqu'il subsiste, aux dires des syndicats, toujours des « oubliés du Ségur ». Accords que la CGT n'a d'ailleurs pas souhaité signer. Le syndicat, par la voix de Christophe Bukovec, secrétaire départemental de la CGT santé du Gers, promet que le désert médical dans lequel se trouve déjà le département ne va que s'amplifier si les accords du Ségur ne sont pas revus. « Il y a un trop grand nombre de personnels du médico-social qui est oublié des mesures salariales, et ce climat peut créer de nouveaux déserts dans certains secteurs. A Mirande par exemple, certains agents de l'hôpital ont droit à une prime mensuelle, et les agents du SSIAD non. Pourquoi? A Auch, les aides médico-psychologiques, comme au CHS par exemple, n'auront pas l'augmentation de salaire alors que les autres du CHS en bénéficieront. Alors qu'il occupent les mêmes postes au sein d'un même établissement sanitaire. Dans le Gers, on va laisser des milliers de personnels sur le carreau et certains vont quitter leurs établissements respectifs ». Des négociations post-accords sont bien « en cours » affirme le représentant syndical, mais aucune issue n'a pour l'heure été trouvée. « C'est très flou. Il y a des discussions mais je n'ai pas d'éléments pour dire qu'une solution va être trouvée. Ça ne va pas en ce sens en tous cas ».
 
Interpeller le ministre de la Santé
Ce jeudi matin, Christophe Bukovec, accompagné de personnels de santé et de l'action sociale, se rendra au conseil départemental du Gers dans le but d'échanger avec le président Philippe Martin. Histoire de trouver un soutien de taille en vue d'interpeller Olivier Véran, ministre de la Santé. « Le conseil départemental du Gers n'est en rien impliqué. On vient simplement chercher un soutien politique auprès du président, comme il l'a déjà fait. En ce moment, il y a des mobilisations dans toute la France sur le sujet et nous dans le Gers, à la demande de certains établissements, on lui demande de nous aider. Par exemple en écrivant une lettre au ministère ». Si un préavis de grève a bien été déposé par Christophe Bukovec pour « couvrir l'initiative à tout moment » il confirme qu'« une assemblée générale s'est tenue à Saint-Clar » et que des gens « veulent bouger ».
 
D'autres personnalités à interpeller
Gisèle Biémouret il y a peu, Philippe Martin aujourd'hui. Le syndicat entend interpeller partie des acteurs politiques et institutionnels du Gers. Le député de la majorité, Jean-René Cazeneuve, devrait être le prochain. « On envisage d'aller le voir. Il doit être conscient de cette situation ubuesque dans laquelle nous nous trouvons. Après lui, on aura fait le tour ».
N.M

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