Pompiers : à Masseube aussi, il manque des volontaires


15 octobre 2020
Finalement, la problématique du manque de sapeurs-pompiers volontaires semble toucher l'ensemble des casernes du Gers. Un territoire rural qui peine à attirer de nouveaux arrivants, et ce simple constat se fait sentir jusque dans les centres de secours les plus éloignés de la préfecture d'Auch. A Masseube, le chef de centre Patrick Biffi, doit composer avec sa vingtaine de pompiers volontaires. Là où le bât blesse, c'est que les néo-entrants ont des difficultés à se libérer malgré les conventions signées avec les employeurs. La faute au manque de proximité avec le secteur massylvain. « Ils travaillent sur Auch la plupart du temps et le problème, c'est que les deux tiers de nos interventions se déroulent en journée ». Pour couvrir les 320 opérations annuelles que réalisent les pompiers de Masseube, Patrick Biffi a besoin d'un personnel de proximité. Lui, qui a passé 34 années dans le domaine du volontariat avant de diriger la caserne en 2016. « C'est un vrai problème. On est là pour rendre service aux autres et être disponible. Ça permet d'assurer la chaîne des secours et sans sapeurs-pompiers volontaires, les interventions ne se feraient plus dans des délais convenables. Aujourd'hui, des clichés subsistent autour des profils recherchés. Nous ce qu'on aimerait, ce sont des gens âgés de 18 à 45 ans et qui ont une aptitude physique satisfaisante. Mais surtout des gens disponibles en journée. » Point positif néanmoins dans la quête de nouveaux adhérents, le centre de secours de Masseube constate une féminisation progressive des effectifs. Si Masseube a été la première ville du Gers à accueillir une femme en son sein il y a une trentaine d'années, 17% des postes sont aujourd'hui occupés par des femmes. « Elles font partie des personnes ciblées bien évidemment».
 
Au service des autres
La sous-préfète du Gers, Delphine Grail-Dumas, a pris le sujet sous son aile. Dans ce territoire que couvre le centre de secours de Masseube, riche de plus de 5 000 habitants, les besoins à personne restent mesurables chaque jour. Elle mise sur l'engagement citoyen. « On compte vraiment sur l'engagement des gens et on préfère aborder cette problématique aujourd'hui car en regardant l'avenir, on constate une moyenne d'âge qui augmente dans les casernes. Ça demande du temps mais ça apporte une formation, ça permet de s'ouvrir vers des métiers. Il faut avoir la volonté de servir. Ce ne sont pas des super héros, mais des acteurs du quotidien qui sont toujours proches des gens ».
Pour postuler au centre de secours de Masseube, rendez-vous sur le site internet du SDIS 32.
N.M

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