Philippe Martin : "On veut créer le Gers de demain tout en gardant le positif"


30 juillet 2020

La participation citoyenne comme leitmotiv du président du conseil départemental du Gers. Hier en fin de matinée, Philippe Martin s'est rendu au marché d'Auch sur le stand de la collectivité pour la présentation du lancement de la « Grande Enquête ». Pendant un mois, quatre jeunes enquêteurs gersois vont sillonner les marchés et les bases de loisirs du Gers -en présence des élus- pour recueillir la vision qu'ils ont du territoire et évaluer leurs attentes. L'idée, selon le président, est née du 25 ème anniversaire du Bonheur est dans le pré, ce film qui a contribué en partie à la notoriété du Gers. L'oeuvre d'Étienne Chatiliez mêlée à la crise sanitaire de la Covid-19 a poussé le département à imaginer un recueil de témoignages pour développer le Gers de demain. « Beaucoup de monde est venu s'installer dans le Gers au confinement, plus de 12 000 personnes au total, précise le président. Certains ont pris la décision de modifier leur vie en restant ici. D'autres se sont rendus compte qu'on pouvait travailler de manière presque normale en télétravail grâce aux moyens que nous avons développés ces dernières années. On lance cette grande enquête pour comprendre ce que sera le bonheur de demain tout en gardant ce qui a fait l'historique du Gers, de la gastronomie à sa nature ». Si la distanciation sociale a été l'une des règles phares pour éviter la propagation de l'épidémie, il faut reconnaître que le Gers fait partie des quelques départements de France qui compte le moins d'habitants au km². Un véritable atout de séduction selon le président qui entend renouveler les générations et attirer plus de jeunes. « Le département a dégagé des avantages : on a 32 habitants au km² ce qui prouve qu'on a de l'espace ici. En cette période de crise sanitaire, c'est recherché. On répond à leurs besoins aussi avec le développement de la fibre : on peut télétravailler ici. Tout le mois d'août on prendra des enseignements du questionnaire que l'on distribue pour en faire un manifeste sur ce que les gens imaginent du bonheur dans le Gers. Une fois écrit, on fera une grande rencontre citoyenne avec des philosophes, sociologues, penseurs pour évoquer l'évolution de la société. » 

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Une grande enquête qui tombe en pleine période de crise sanitaire. L'initiative était-elle déjà dans les tuyaux du président ? « Oui », selon l’élu. « Cette crise nous a fait voir que si on la télescope avec le film « Le bonheur est dans le pré », il y a des liens. Il faut remettre plus d'humain dans la vie, et s'intéresser à des choses qui paraissaient secondaires. On s'est dit que c'était le bon moment ».

Le Gers reste connecté

Les attentes des Français depuis 1995 en l’occurrence, date de sortie du film de Chatilliez, ont bien évolué. Plus connectés et jamais loin du travail. Le Gers peut-il répondre à ces attentes ? « Le département est en avance par rapport aux 12 autres départements de la région en terme de réseau. A la fin de 2021, on veut que tous les Gersois soient fibrés, on en est déjà à 60% du territoire. On a l'espace pour vivre bien et la connexion au monde en plus du développement des initiatives culturelles, la préservation de l'environnement, des pistes cyclables, l'agriculture biologique. On ne veut pas être 500 00 habitants mais il faut renouveler la population, attirer plus de jeunes ».

BP2 : où on en est?

La démocratie citoyenne, un thème cher au président du Gers depuis la mise en place du budget participatif gersois. La deuxième édition a été suspendue cette année à cause de la crise sanitaire mais le département entend la renouveler dès l'an prochain. « C'est une brique parmi d'autres, dans cette nouvelle approche qu'on veut avoir avec une plus grande association des citoyens ».

Précision : pour pouvoir voter en ligne, rendez-vous sur le site http://gers.fr/lagrandeenquete

N.M

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