Opération escargot des auto-écoles gersoises sur la RN 124 ce mardi matin


27 janvier 2020

Une matinée noire en perspective, ce mardi, pour les automobilistes qui empruntent la route nationale 124 pour se rendre sur Auch ou sur Toulouse. En cause : une opération escargot menée par les gérants d'auto-écoles de l'est du département gersois, en pleine heure de pointe, sur l'axe l'Isle-Jourdain-Pujaudran. Le cortège qui devrait être composé d'une vingtaine de véhicules s'élancera du rond-point d'Airbus à la sortie de la rocade de l'Isle-Jourdain dès 07h30, jusqu'à la sortie de Pujaudran. Un tour d'une dizaine de kilomètres qui sera effectué à deux reprises, à vitesse réduite donc et dans les deux sens de circulation. Avant, de rejoindre à 09h30, la place de l'Hôtel de Ville de l'Isle-Jourdain, point d'arrivée de la mobilisation, où ils seront ensuite reçus par le maire de la commune, Francis Idrac. L'occasion de lui exprimer les raisons de leur colère. A savoir : la possibilité pour les candidats dès le 1er mars de s'inscrire eux-mêmes directement en ligne à l'épreuve pratique du permis de conduire. Une mesure qui sera expérimentée dans 5 départements de la région, dont le Gers, avec l'objectif pour le gouvernement de « réduire les délais d'examen et son coût ». Sauf, que pour Patrick Biamouret, gérant d'une auto-école à l'Isle-Jourdain, ce sera tout le contraire dans le département et notamment sur le secteur du Pays Porte de Gascogne, particulièrement impacté par ce "nouveau permis". « La plateforme de l'Isle-Jourdain va être désormais ouverte aux Toulousains. Et le gros risque, c'est que ces places-là soient prises en priorité par les Toulousains, et que nous on ait pas suffisamment de places pour présenter nos candidats. Car, dès le 1er mars, on aura plus la main pour présenter nos candidats. Désormais ça sera le premier inscrit, le premier servi. » Une possible hausse des candidats donc sur les centres d'examen du département, mais des inspecteurs de moins en moins nombreux, c'est l'autre problématique qui inquiète le vice-président départemental du syndicat CNPA auto-écoles. « Sur le Gers, jusqu'à peu, on avait 4 inspecteurs. Récemment, il y en a un qui a demandé sa mutation, mais son poste n'a pas été renouvelé. Donc on se retrouve désormais plus qu'avec trois inspecteurs. S'il y a un surplus de travail, ça va être très compliqué à gérer. » L'autre danger de cette mesure, pointé du doigt par le gérant d'auto-écoles, est de présenter des « candidats au niveau trop faible » à l'examen et ainsi « faire baisser considérablement le niveau ». Ces problématiques ont été évoquées dans une lettre envoyée récemment aux élus locaux, dont à la préfète du Gers, Catherine Séguin.

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article