Les faits marquants du bilan 2020 de la délinquance dans le Gers


18 février 2021

Économie, sport, culture, vie sociale, la pandémie de la COVID-19 continue de jouer les trouble-fêtes dans notre quotidien. Au point même d'avoir une incidence sur la délinquance. La Préfecture du Gers, a présenté cette semaine, le bilan de la sécurité intérieure et routière pour 2020. Une année ô combien particulière avec cette crise sanitaire sans précédent qui a entrainé l'instauration de deux confinements nationaux et des mesures de couvre-feu. Un contexte exceptionnel qui a influencé les chiffres de la sécurité intérieure et routière de "manière déterminante"avec une délinquance au niveau local redessinée. On fait le point : 

Les atteintes aux biens en nette baisse

Elles représentent 42% des faits de délinquance dans le Gers. Avec une diminution de l'ordre de 14% en 2020, elles atteignent le niveau le plus bas enregistré au cours des 5 dernières années. La baisse de cet indicateur résulte essentiellement de "la diminution du nombre de vols dans les véhicules (-63 faits) et de dégradations de véhicules (-69)". Le nombre de cambriolages est en revanche orienté à la hausse, et cela malgré la présence accrue des habitants à leur domicile avec les mesures de limitation de déplacement.

Les infractions à la législation sur les stupéfiants diminuent de 9%

360 infractions ont ainsi été constatées en 2020 contre 394 en 2019, soit une baisse de 9%. Une décroissance qui s'explique notamment selon les autorités judiciaires par les "mesures de lutte contre la COVID-19 ayant conduit à l'annulation de l'ensemble des festivités dans le département."

Le point noir des violences intrafamiliales

Les atteintes volontaires à l'intégrité physique représentent 17% des faits commis dans le Gers, en légère augmentation par rapport à 2019 (+5%). Cette hausse, continue depuis cinq ans, s'explique principalement "par la hausse des violences intrafamiliales (+11% contre 8% au niveau national). Parmi les victimes de violences intrafamiliales, une hausse du nombre de mineurs. La proportion de femmes parmi les victimes demeure toujours à un niveau élevé. Tous les acteurs sont mobilisés sur le département pour endiguer ce fléau rappelle Jacques Edouard Andrault, procureur d'Auch.

"C'est un phénomène qui demeure préoccupant et qui suscite la mobilisation de tous les acteurs de la lutte contre les violences conjugales. Il faut aussi voir à mon sens, que cette évolution à la hausse des violences conjugales est sans doute la traduction d'une meilleure prise en compte du phénomène par les services de police, de gendarmerie, par la justice et par l'ensemble de ceux qui peuvent avoir connaissance des faits de violence conjugale et qui les porte à la connaissance de ceux qui peuvent ensuite faire des enquêtes."

L'inquiétante hausse des escroqueries et abus de confiance par la voie de l'internet

 Les escroqueries et infractions assimilées enregistrent une augmentation de 15%, essentiellement due aux escroqueries et abus de confiance par la voie de l'internet. Cette augmentation résulte "en grande partie de la hausse des flux de commandes dématérialisées du fait du confinement » explique la Préfecture du Gers.

 Un bilan positif en matière de sécurité routière

C'est l'autre fléau en matière de délinquance qui touche depuis de nombreuses années le Gers : l'insécurité routière. Les chiffres pour l'année 2020 sont bons avec une baisse significative des accidents et délits routiers. Par rapport à 2019, le nombre d'accidents a diminué de 35% en 2020, de près de 49% pour les blessés. Le nombre d'accidents mortels est également en baisse (-10 victimes en moins par rapport à 2019). Des fortes baisses qui s'expliquent par les restrictions de circulation, mais également par la présence accrue des forces de l'ordre sur le terrain tient à souligner le procureur d'Auch, qui reste prudent sur ce bilan.

“Là, aussi c'est un bilan qui est affecté par cette épidémie avec des périodes de confinement qui ont nécessairement fait baisser le trafic routier et également les infractions routières. Il faut aussi voir que lorsqu'il y a eu la fin des confinements, il y a eu un relâchement des comportements routiers, on a assisté à des grands excès de vitesse en nombre important. De toute façon, la sécurité routière, c'est une affaire quotidienne, c'est sans relâche, au quotidien, qui faut maintenir ces contrôles routiers qui permettent de garantir la sécurité de tous.”

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E.R
 

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