"J'espère que les bandas la reprendront" : Originaire de Marciac, Philippe crée une chanson sur son village natal


22 février 2021
« Il y a parfois des choses auxquelles on ne réfléchit pas, mais on sent qu'il faut les faire ». A 57 ans, Philippe Di Giorgio s'est lancé un défi de taille, celui de réaliser une chanson sur son village d'enfance, celui qui l'a vu naître en 1963, Marciac, dans le sud du Gers. S'il réside aujourd'hui à Agen dans le département voisin du Lot-et-Garonne, il garde les traces de son passé en mémoire, et avec un brin de nostalgie, revient par moment sur ses terres nichées au cœur de l'Astarac, là où il a gardé une maison familiale. Cet ancien trompettiste dont le père avait relancé l'école de musique au village, s'est remis à souffler dans l'embouchure il y a quelques années. Mais trois ans plus tard, la vie en a décidé autrement. Le cancer du thymus, une maladie rare et très agressive, lui handicape la colonne vertébrale et une partie du poumon droit. « J'ai insisté et j'ai repris toutes les bases, mais je n'y arrivais pas. J'avais l'impression de faire un marathon à chaque fois que je jouais de l'instrument ». Blessé mais pas résigné, la musique l'habite. Pour sevrer son envie de trompette, il se met au piano en 2019, alors que la maladie semblait reprendre du poil de la bête. « Je suis entré en contact avec Jean-Marc Alvado, un bon ami de Cabrel et un sacré professeur. Depuis janvier 2020, c'est une heure de piano par semaine ».
 
Le confinement comme inspiration
Deux mois plus tard, le confinement est instauré en France suite à la progression de l'épidémie du covonavirus. Les cafés de Marciac, ceux qui ont marqué sa jeunesse, ont fermé leurs portes. C'est le déclic. « C'est toute notre jeunesse qui remonte. J'ai commencé à m'entendre parler de mon village, de tout ce que j'avais pu faire là-bas. J'ai monté le refrain, et la musique qui va avec en version piano. Mais je le voulais aussi en version bandas ». Le son des bandas, pour lesquelles il voue un amour incommensurable, il parvient à le reproduire, en partie avec des ordinateurs. « On arrive à recréer synthétiquement des instruments. Ca donne bien, et j'aimerais emmener plus loin cette mélodie, qu'elle résonne dans nos fêtes ». Cette idée qui sommeille en Philippe, comme un rêve inabouti, c'est que les bandas locales reprennent sa chanson. « Ce serait bien qu'une d'entre elles reprenne cette chanson parce qu'elle est créée pour. Il y a une partition, un conducteur sur trois trompettes, un trombone, une clarinette. Tout est fait ». L'appel est lancé.
Pour retrouver la chanson de Philippe, cliquez ici
N.M

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