Gers : des ventes à l’arrêt quasi-total depuis le début de la crise, Stephane Cazes, producteur de Safran, victime collatérale du COVID-19


02 juin 2020

Première économie du Gers : l’agriculture a été touchée de plein fouet par la pandémie du Coronavirus avec la fermeture des restaurants, des cantines scolaires ou encore avec les restrictions sur les marchés. Si certains ont réussi à quelque peu « limiter la casse », par du drive, de la livraison à domicile ou en obtenant des dérogations pour vendre sur les marchés, pour d’autres la situation est beaucoup plus dramatique : avec des ventes à l’arrêt quasi total depuis plus de 2 mois. C’est notamment le cas de Stéphane Cazes, producteur de safran à Lasseube-Propre, près de Pavie. Après 7 ans de labeur pour lancer la production, cette année 2020 s’annonçait sous les meilleurs auspices avec une très belle récolte en octobre dernier (près de 300 grammes), marquée surtout par la 1re année de commercialisation, de ce que l’on surnomme dans le monde culinaire « l’or rouge » en raison de sa rareté et de son prix (entre 30 et 40 euros le gramme). Confitures, sels, gâteaux, biscuits apéritifs, vinaigres, le safranier gersois avait même lancé sa gamme de produits dérivés, qu’il comptait vendre dès le début du printemps.

« Je n’ai aucune rentrée d’argent »

Mais, entre-temps la crise du COVID-19 est passée par là. Et les espoirs ont laissé place à une profonde inquiétude pour le producteur gersois qui n’a pu quasiment rien écouler et qui n’a bénéficié d’aucune aide financière de l’Etat. « L’impact de cette crise est énorme. Au niveau de la vente, c’est impossible à vendre. Les marchés je n’y vais pas, car je passe en dernier. Les gens en cette période difficile ils achètent surtout à manger, des légumes, des produits de 1re nécessité, et moi je ne peux pas vendre. Toutes les foires s’annulent au fur et à mesure, on a des annulations au moins jusqu’en juillet. Et donc, moi je n’ai aucune source de revenus, je n’ai 0 euro de rentrée d’argent. »

Impacté par la fermeture des restaurants

Stephane Cazes qui a également dû faire face à la fermeture pendant plus de 2 mois des restaurants. « Ça me touche également, car on devait justement faire le forcing au mois de mars pour faire les démarchages des gros restaurants de la région et sur la région parisienne. Et là, tout tombe à l’eau. » L’espoir va sans doute renaître progressivement pour Stéphane Cazes avec la réouverture dès ce mardi, des restaurants dans le pays. 

Si vous souhaitez vous procurer ce safran 100% gersois : rendez-vous sur la Page facebook L'Or Rouge de la Gavache du Gers ou par téléphone : 05 62 07 20 24 – 06 44 10 52 17.

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