Fin des compétitions pour le rugby amateur : "Il n'y avait pas d'autres choix" réagit la Gersoise Lætitia Pachoud


26 février 2021
C'est un coup dur pour le monde du rugby amateur. Ce matin, la Fédération Française de Rugby a confirmé l'arrêt des compétitions suite à la crise sanitaire du coronavirus. Les montées et descentes sont figées pour tous les niveaux. "Il n'y avait pas d'autres choix" selon la Gersoise Lætitia Pachoud, vice-présidente de la FFR.
 
 
C'est une nouvelle à laquelle on s'attendait. Il n'y avait pas d'alternative possible à l'arrêt des compétitions ?
La fédération a travaillé pour éviter cette décision. Mais la crise sanitaire et les directives gouvernementales font que nous ne sommes plus en mesure de proposer quelque chose de cohérent pour assurer la santé des joueurs, ce qui reste la priorité. Nous sommes dans l'obligation de faire une saison blanche malgré les travaux engagés, on espérait que la crise s'atténue et proposer du rugby compétition mais ce n'est pas le cas.
 
La situation économique devenait aussi compliquée pour les clubs ?
Il n'y a plus de buvette, plus de public. Les présidents de clubs n'avaient plus le souhait de continuer, ça engageait des frais et ça aurait mis à mal les trésoreries.
 
La saison est donc figée : pas de montée ni descente...
Complètement figée, mais il y aura des propositions de travail avec les clubs pour savoir comment ils envisagent de finir la saison. A nous d'être inventifs et peut être proposer des festivals de rugby à 5 ou 7.
 
La décision de figer les championnats a été prise en concertation avec les présidents de clubs ?
Avec des référents de clubs fédéraux, notamment il y a quinze jours à Gruissan. Il y a ces directives gouvernementales, on ne pouvait pas y déroger.
 
Vous évoquez l'absence du public et des buvettes. Les aides suffisent pour assurer la santé économique des clubs ?
La santé économique est bonne malgré tout. Aujourd'hui la FFR n'a pas demandé aux clubs de reverser les licences assurances, elle les a assumées sans prélever. Il a été versé au club des subventions octroyées, les indemnités kilométriques ont été versées sans jouer les matchs. Ça rentrait dans les budgets des clubs. On a évidemment une forte volonté à la fédération de ne pas voir couler les clubs.
 
Qu'en est-il des inscriptions ? Vous craignez une baisse de licenciés, notamment dans les écoles de rugby ?
On en parlait ce matin, c'était le sujet. La crainte pour le Gers ne concerne pas les écoles de rugby mais davantage les seniors. Ceux à qui il restait une saison et qui se sont inscrits pour rendre service. C'est plus pour eux qu'on craint, on aura du mal à les garder et des clubs seront en difficulté pour aligner des équipes complètes.
 
Du coup, vous préparez déjà 2022...
Depuis aujourd'hui et la décision de figer les compétitions. Dans le Gers, on va travailler à finir la saison et proposer aux clubs des animations de rugby à 5 et des journées festives. Le rugby sera un prétexte pour remettre de la vie dans les villages. Puis on attaquera vers la Coupe du Monde 2023 en France, qui se tiendra dans de bonnes conditions, du moins on l'espère.
N.M

Commentaires(1)

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Lou B , il y a 1 mois
C’est une tristesse de voir le Ruby amateur senior à l’ arrêt . Il faudra un plan FFR courageux et d’une toute autre ampleur que la seule rétrocession des licences pour les sauver . Sans compter les abonnements de la saison en cours qu’il faudrait pouvoir transformer en don fiscal afin d’espérer que les abonnements de la nouvelle saison que l’on appelle de nos vœux ne pénalisent pas doublement les fidèles supporters