Dans le Gers, un boîtier contre l'épidémie de Covid-19


14 septembre 2020
L'idée a mûri pendant le confinement. A Miramont-d'Astarac, le dirigeant de la société Zenspire, Jean-Louis Portales, a imaginé une parade au port du masque : un boitier suspendu autour du cou ou en porte-clef, capable de mesurer la distanciation sociale entre deux personnes. L'outil, qui mesure à peine six centimètres de diamètre, calcule si les deux protagonistes sont bien au moins à un mètre de distance, l'une des mesures recommandées par le Conseil scientifique pour contrer la propagation de la Covid-19. Si ces experts de la gestion du stress ont développé ce matériel, c'est avant tout pour donner une alternative aux consommateurs. « Les décrets du gouvernement imposent le masque en entreprise depuis le 1er septembre mais on se rend compte que dans certaines situations, le masque est dur à porter. Des retours que j'ai pu avoir, il y a des problèmes de visibilité entraînant de l'absentéisme en entreprise ». Seul hic dans le projet de Zenspire, la commercialisation du produit n'est pas encore validée. « On a écrit au Medef pour que cette alternative entre sur le marché et que les entreprises puissent avoir le choix entre ce petit boitier et le masque. On attend la publication officielle qui légalisera sa mise en place ».
 
Pas de polémique
Pour le moment, Zenspire compte 50 produits en stock. Sur le principe du fonctionnement, la technologie du boitier basée sur le bluetooth « low energy » permet de déclencher une alarme visuelle, sonore et vibratoire. « Quand il n'est pas en activité, il fait office de mémo et rappelle les gestes barrières », ajoute Jean-Louis Portales. S'il se refuse d'entrer dans une polémique sur l'obligation port du masque généralisé, il veut à tout prix proposer une alternative. « On connait les contraintes dans l’oxygénation CO2 avec les masques. Ce qu'on veut aujourd'hui, c'est que l'entrepreneur ait le choix entre le masque et le boitier ».
 
Plus encore ?
Au total, 100 000 euros ont été investis pour le développement du projet. Si le masque fait aujourd'hui office de loi, Jean-Louis Portales espère envahir les entreprises de son petit boitier. « Le produit a eu l’intérêt déjà dans des EHPAD. Ils souhaitent dans le futur son utilisation pour contrer la contagion de grippe. Ce boitier, recyclable, aura une seconde vie ».
N.M
 

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