Coronavirus: l'hôtellerie restauration réclame des aides "simplifiées"


13 octobre 2020

Ils appartiennent à l'un des secteurs économiques les plus impactés et sinistrés par le coronavirus : de nombreux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration dans le Lot-et-Garonne étaient réunis ce lundi à une Assemblée Générale annuelle de l'UMIH 47, exceptionnellement tenue par visioconférence. Une réunion à laquelle ont également assisté des élus et des membres de la préfecture.

A cette occasion, l'UMIH 47 (Union des Métiers et des Industries de l'hôtellerie) a fait savoir sa crainte au sujet de l'avenir du secteur. Elle estime que dans le département, 300 à 400 emplois sont menacés à cause de la crise sanitaire sur les 2.200 salariés que compte le secteur dans le Lot-et-Garonne. Toujours selon l'UMIH 47, près de 15% des établissements du département risquent la faillite dans les prochains mois.

"Plutôt que de rembourser, il ne faudrait pas faire payer !"

Son président, Jean-François Blanchet, exige la mise en place de mesures supplémentaires et simplifiées pour aider toutes les entreprises du secteur, y compris les plus fragiles :

« Nous avons à l'heure actuelle des charges qui sont repoussées. Mais ce que nous voudrions, ce n'est pas repousser les charges pour mourir plus tard. C'est plutôt de toucher des aides franches. A partir du moment où l'on demande un remboursement des charges, cela se traduit automatiquement par des dossiers, et c'est embêtant pour de nombreux professionnels.

Aujourd'hui, quand un restaurateur est en difficulté, il est souvent obligé de payer un comptable en plus. Et cela lui est quelques fois impossible. Ce que nous réclamons, c'est que des aides soient à la portée de tout le monde, pour que tous les professionnels les aient directement et rapidement. Plutôt que de rembourser, il ne faudrait pas faire payer ! »

F.P.

Image par Free-Photos de Pixabay

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