Avant d'annoncer le port du masque obligatoire, le préfet a rencontré FO pour évoquer les « oubliés du Ségur »


08 décembre 2020
Une délégation du syndicat Force Ouvrière du Gers a rencontré le préfet du département hier, quelques minutes avant de dresser un point sur la situation sanitaire et d'annoncer un arrêté préfectoral obligeant le port du masque dans 22 communes du département. En présence du délégué départemental de l'Agence Régionale de Santé (ARS), Jean-Michel Blay, la secrétaire départementale santé de Force ouvrière Evelyne Dupouy dresse un bilan plutôt positif après l'entretien.
 
 
Selon le député Jean-René Cazeneuve, 5000 personnels du département auraient déjà bénéficié d'une revalorisation. Il en manque beaucoup ?
Au moins 10 000 personnes seraient encore concernées dans le Gers. On a signé le Ségur mais la signature n'est pas le solde de tout compte et on a encore beaucoup de revendications à mener, notamment sur les grilles salariales. On ne pouvait pas refuser certaines avancées salariales majeures et historiques dans les négociations.
 
« A travail égal, salaire égal ». C'est aussi votre revendication...
Aujourd'hui FO mène une action sur le territoire français car on exige que les agents et salariés des établissements des secteurs social et médico-social soient intégrés dans le Ségur, il n'est pas concevable qu'en travaillant dans un même établissement on se retrouve avec deux salaires différents. Ils font le même travail et ces agents ne sont pas rémunérés de la même façon.
 
Le préfet s'est engagé à faire remonter vos revendications ?
Il s'est montré intéressé et très sensible à notre démarche. Il fera remonter nos revendications au Premier ministre. Par ailleurs, Jean-Michel Blay a annoncé que le conseil départemental du Gers et le CNSA étaient en discussion pour attribuer en 2021 une enveloppe de 200 millions d'euros dans la revalorisation des salaires aux aides à domicile.
N.M

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article