Auch : le gros casse-tête des salles de sport


22 mai 2020
Ils trépignent d'impatience à l'idée d'ouvrir les portes de la salle aux adhérents. Comme beaucoup de lieux clos, les salles de sport ont été contraintes de fermer leurs accès dans le courant du mois de mars pour éviter la propagation du Covid-19. A l'heure où les discussions s'accentuent quant à une éventuelle réouverture des bars et restaurants, aucune information n'a vraiment filtré pour évoquer l'avenir des sites de fitness. De quoi susciter le doute, l'inquiétude chez les gérants de salles de sport d'Auch, même si l'heure n'est pas à la résignation mais plutôt à la réflexion, à l'imagination. Pas le choix. Du traçage au sol façon "parcours" à la mise en place de gels hydroalcoolique dispatchés un peu partout, il est l'heure de trouver des solutions. "On attend, on est prêt. S'il faut reprendre demain on est en capacité de le faire" affirme Brice Salobert, le gérant de "Movida". Son activité se concentre actuellement sur des cours collectifs organisés "gracieusement" sur le domaine de Beaulieu, en extérieur. Mais l'étendue des dégâts elle, reste tangible. "C'est vrai qu'aujourd'hui, continuer de payer les prestataires, les charges, on a perdu de l'argent évidemment. Mais on essaie de limiter la casse notamment grâce à ces cours collectifs, ça représente une grosse part de notre clientèle. Pour l'instant ça se passe bien, mais sur la durée, est-ce que les gens vont tenir? Il faut se démarquer, rebondir, c'est pour tout le monde pareil." Reste à étudier les mesures à adopter selon les directives du gouvernement. "L'équipe sera-t-elle contrainte de porter un masque? C'est possible. Quid des adhérents? J'en sais rien. Mon fils à l'école on lui demande de porter un masque pour faire du sport, ça ne rime à rien. Nous concernant, on va s'orienter vers de la réservation pour éviter qu'il y ait trop de gens en même temps ". 
 
Un badge pour compter les entrées
 
Comme à Movida, c'est traçage au sol, parcours, gels hydroalcoolique en nombre pour éviter tous risques de contagion, on met tout en oeuvre pour espérer la meilleure reprise possible à la salle de sport "L'Atelier". Achetée il y à peine un an par Lionel Saint-Martin, son frère Cédric et Sébastien, la crise tombe au mauvais moment comme pour beaucoup. Là aussi, on s'adapte comme on peut. "Dès la première phase du déconfinement, on s'est rapproché du domaine du Castagné où on propose des cours en plein air. C'est un premier pas vers un retour à la normale" espère Lionel Saint-Martin. Comme presque toutes les autres, la direction a souhaité mettre en places des supports-vidéos via les réseaux sociaux pour permettre le suivi d'une activité à distance aux adhérents. "Il va falloir mettre des règles en place mais on parle d'un lieu de liberté, qui bouge. Ce n'est pas évident alors on s'adapte. Aujourd'hui en terme de préparation on est plus dans l'imagination, on attend impatiemment les prochaines directives. On va s'équiper d'une sorte de badge qui servira à compter le nombre de personnes à l'intérieur, c'est évalué selon le volume de la salle". 
 
Témoignages à retrouver dans nos éditions de la matinée.

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