Auch : ce coach sportif va monter et descendre 253 fois l'escalier monumental ce samedi pour la bonne cause


27 février 2021
Du haut de son perchoir, niché en plein coeur de l'Escalier Monumental d'Auch, d'Artagnan, risque d'apprécier la bravoure de Joris Jacquard. Ce coach sportif orléanais de 31 ans va monter et descendre 253 fois l'escalier monumental, soit l'équivalent du dénivelé de l'Everest (8855m). Une performance qui s'inscrit dans le cadre du projet Noé que s'est lancé cet amateur de défis sportifs de l'extrême. Un événement sportif et solidaire. Entretien.
 
Pouvez-vous nous présenter le projet Noé qui vous amène à grimper 253 fois l’escalier monumental d’Auch ce samedi ? 
 
Joris Jacquard. "Ce défi consiste à parcourir toutes les régions de France en faisant des Everest Run sur un spot d'escalier. L'Everest Run c'est parcourir 8949 mètres de dénivelé positif et négatif dans des escaliers. Selon le spot d'escalier dans les différentes régions, on va dire qu'il y a plus ou moins d'aller-retour à faire."
 
Vous allez donc réaliser 14 performances de ce genre dans chaque région de France, pourquoi avoir choisi l'escalier monumental d'Auch pour l'Occitanie ? 
 
“J'ai tapé sur internet escalier historique en Occitanie, et je suis tombé directement sur celui d'Auch. Et heureusement, car il est super beau. C'est parfait pour le défi.”
 
Auch sera votre 2e étape dans ce "Tour de France", racontez-nous votre première ? 
 
“J'ai commencé le projet le 16 janvier à Orléans sur un escalator dans un centre commercial Place-d'Arc. J'ai effectué 1760 montées/descentes de l'escalator en 10h39.”
 
Comment va s'organiser votre performance en terre gersoise avec notamment la contrainte du couvre-feu à 18h ? 
 
“Je vais commencer aux alentours de 7h15, si tout se passe bien. La fin est initialement prévue à 18h, pile pour le couvre-feu. Toutefois, s'il me reste une dizaine d'allers-retours, je terminerais le défi après 18h. J'ai une attestation de toute façon de déplacement de la fondation Gustave-Roussy. Mais, ma volonté est de terminer le défi avant 18h pour que le public qui sera présent puisse assister au final.”
 
Votre performance est d'autant plus remarquable qu'elle est au profit d'une bonne cause. Comment avez-vous fait la connaissance de la fondation Gustave- Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe, qui s'engage notamment à améliorer la recherche en oncologie pédiatrique  ?
 
“Cette cause je l'ai connu il y a trois ans sur la Tower Run Montparnasse (NDLR, course où il faut monter les 60 étages et 1000 marches de la Tour Montparnasse en un minimum de temps). Fin 2019, j'ai connu Frederic Lemos le papa du petit Noé qui est sur les affiches de la campagne de la fondation Gusta-Roussy "Guérir le cancer de l'enfant au 21e siècle" et qui est également le président de cette opération. Je lui ai demandé s'il souhaitait que je fasse des projets pour cette campagne et récolter un maximum de fonds pour l'association. En 2020, je me suis lancé dans un premier projet : le Joris Project. J'ai réussi à récolter 1600€ de dons. Et, cette année du coup le projet Noé est né. Avec ce nouveau challenge, j'espère sincèrement dépasser les 1600€ de dons récoltés l'an passé.”
 
Vous avez récolté 800 euros lors de votre premier "Everest run", quels sont vos objectifs en terre gersoise, un territoire réputé pour sa générosité ? 
 
“J'aimerais bien doubler cette somme. Je compte en tout cas sur la générosité de toute la ville d'Auch, et également sur les alentours. Si des entreprises souhaitent également s'investir, elles sont les bienvenues, tout le monde peut faire un don. Par exemple, lors de mon défi à Orléans, le centre commercial Place d'Arc où j'ai réalisé le défi a fait un don. Tout le monde vraiment peut-être acteur du projet Noé et être acteur du coup de la fondation Gustave-Roussy.”
 
Précision* : la cagnotte reste ouverte même après la course.

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article